ESMO 2019 — Cancer de la prostate résistant à la castration métastatique : l’olaparib améliore la SSP et la SG intermédiaire chez certains patients


  • Jo Whelan
  • Oncology Conference reports
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À retenir

  • L’olaparib a significativement amélioré la SSP et la survie globale intermédiaire, par rapport à l’hormonothérapie dans le cadre du cancer de la prostate résistant à la castration métastatique (CPRCm) avec des altérations génétiques liées à la réparation des dommages à l’ADN.

Pourquoi est-ce important ?

  • Jusqu’à 30 % des hommes atteints d’un CPRCm présentent ces altérations génétiques.
  • Par ailleurs, les options thérapeutiques pour le CPRCm sont limitées. Il s’agit de la première étude de phase III avec sélection des biomarqueurs portant sur un agent ciblé dans le but de produire des résultats positifs dans ce contexte.

Protocole de l’étude

  • La cohorte A présentait des altérations des gènes BRCA1, BRCA2 ou ATM et la cohorte B des altérations de n’importe lequel des 12 autres gènes. Tous les patients étaient atteints d’un CPRCm ayant progressé sous enzalutamide ou acétate d’abiratérone.
  • Les patients ont été randomisés (rapport 2:1) pour recevoir de l’olaparib ou, au choix du médecin, de l’enzalutamide ou de l’acétate d’abiratérone (tous deux en plus de la prednisone).
  • Le critère d’évaluation principal était la survie sans progression radiologique (SSPr) dans la cohorte A.
  • Financement : AstraZeneca et MSD.

Principaux résultats

  • La SSPr médiane dans la cohorte A était de 7,39 mois avec l’olaparib et de 3,55 mois avec l’hormonothérapie (rapport de risque [RR] : 0,34, IC à 95 % : 0,25–0,47, P 
  • La survie globale médiane (analyse intermédiaire) de la cohorte A était de 18,50 et 15,11 mois avec l’olaparib et l’hormonothérapie, respectivement (RR : 0,64, IC à 95 % : 0,43–0,97, P = 0,0173). La survie a également été améliorée dans la population globale ; malgré les passages à l’olaparib dans le bras de l’hormonothérapie dans les deux cohortes.
  • 16,4 % des patients ont arrêté l’olaparib en raison d’événements indésirables, contre 8,5 % avec l’hormonothérapie.

Limites

  • Les données de survie ne sont pas encore évaluables.

Commentaire d’expert

  • « Cette étude révolutionne littéralement la pratique et marque le commencement de l’ère de la thérapie ciblée [dans ce contexte] », a déclaré l’intervenant invité, le Dr Eleni Efstathiou, Phd (Centre de cancérologie MD Anderson [MD Anderson Cancer Center], Houston, Texas), qui n’était pas impliquée dans l’étude.