ESMO 2018 – L'inhibition de PARP après un diagnostic récent de cancer de l'ovaire avancé avec mutations BRCA augmente jusqu'à 60 % la SSP à trois ans


  • Michael Simm
  • Oncology Conference reports
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À retenir

Dans le premier essai de phase 3 à évaluer un inhibiteur de PARP après une chimiothérapie à base de platine chez les patientes atteintes de cancer de l'ovaire avancé avec mutations BRCA récemment diagnostiquées, la survie sans progression (SSP) à trois ans était de 60,4 %. Le temps jusqu'à progression médian n'a pas encore été atteint, alors qu'il était de 13,8 mois sous placebo.

Pourquoi est-ce important ?

La plupart des patientes récemment diagnostiquées dans ces conditions rechutent dans les 3 ans qui suivent l'instauration d'un traitement standard par chirurgie de cytoréduction et chimiothérapie à base de platine.

Principaux résultats

  • Traitement terminé conformément au protocole à 2 ans : olaparib 47,3 %, placebo 26,9 %.
  • Durée de traitement médiane : olaparib 24,6 mois, placebo 13,9 mois.
  • SSP à trois ans : olaparib 60,4 % (médiane non atteinte), placebo 26,9 % (médiane : 13,8 mois).
  • Temps médian jusqu'au premier traitement ultérieur ou jusqu'au décès : olaparib 51,8 mois, placebo 15,1 mois (hazard ratio, HR 0,30, IC 95 % 0,23-0,41, p 
  • Les résultats en matière de qualité de vie liée à la santé (échelle FACT-O TOI) n'ont montré aucune différence cliniquement significative entre les groupes d'étude sur 24 mois, ce qui suggère que l'olaparib n'a pas eu d'impact négatif sur la qualité de vie (QdV) par rapport au placebo.

Méthodologie

De l'olaparib 300 mg 2x/j (n = 260) ou un placebo (n = 131) a été administré aux patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire de stade FIGO III ou IV, avec un indice de performance ECOG de 0 ou 1, qui présentaient une réponse complète ou partielle après une chimiothérapie à base de platine, et ce jusqu'à la progression. Les patientes qui ne montraient aucun signe de la maladie au bout de 2 ans ont arrêté le traitement. Celles qui avaient obtenu une réponse partielle ont pu le poursuivre.

Limitations

Les patientes avaient d'excellents critères pronostiques. Le taux d'abandon au bout de deux ans était élevé.

Déclaration d'expert

« Cet essai apporte des données solides pour placer ce traitement en première intention dans la population des patientes atteintes de cancer de l'ovaire présentant une mutation BRCA. » Jonathan A. Ledermann, UCL Cancer Institute, Londres, G-B.

Financement

AstraZeneca et MSD.