ESMO 2018 – Effets variables de la radiothérapie locale dans le cancer de la prostate métastatique selon la charge de morbidité


  • Michael Simm
  • Oncology Conference reports
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À retenir

Cette étude apporte des preuves solides qu'une radiothérapie (RT) ciblant la tumeur primitive, associée à une hormonothérapie anti-androgénique (HAA) avec ou sans docétaxel, pourrait améliorer la survie à condition d'être administrée à un stade suffisamment précoce de la maladie.

Pourquoi est-ce important ?

Le traitement médicamenteux est actuellement la norme après un diagnostic récent de cancer de la prostate (CP) métastatique. Il est désormais établi que la radiothérapie, en sus d'améliorer le contrôle local, ralentit la progression de la maladie métastatique.

Principaux résultats

  • Survie sans échec à 3 ans : 32 % contre 23 % en faveur de l'ajout d'une RT (HR 0,76, p 
  • Survie globale (SG) à 3 ans : 65 % contre 62 %, HR non significatif de 0,92.
  • Chez les hommes présentant une faible charge de morbidité, la SG à 3 ans était de 81 % contre 73 % (HR 0,68 ; p 

Méthodologie

Analyse par sous-groupes prédéfinie de l'essai randomisé de phase 3 STAMPEDE comparant 1 032 patients recevant une radiothérapie (36 Gy/6 fractions ou 55 Gy/20 fractions) de la tumeur primitive associée à une HAA avec ou sans docétaxel et 1 029 patients recevant uniquement une HAA avec ou sans docétaxel. Une autre analyse par sous-groupes prédéfinie comparait les hommes présentant une charge tumorale faible ou élevée, cette dernière étant définie par quatre métastases osseuses ou plus, dont au moins une hors du squelette axial, et/ou des métastases viscérales.

Limitations

Moins de 1 patient sur 5 avait reçu du docétaxel à un stade précoce, et aucun n'avait reçu d'abiratérone, alors que ces médicaments sont désormais considérés comme faisant partie du traitement standard chez les hommes par ailleurs en bonne santé.

Déclaration d'expert

« Il est fort probable que ces données changeront la pratique dans le cas d'un diagnostic récent de cancer de la prostate oligométastatique. » Karim Fizazi, Institut Gustave Roussy, Université Paris Sud, France.

Financement

Cancer Research UK, Medical Research Council, Groupe Suisse de Recherche Clinique sur le Cancer.