ESMO 2017 : L'immunothérapie à base de durvalumab améliore la survie sans progression de patients atteints de CBNPC de stade III


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À retenir

  • Le durvalumab, un nouvel agent immunothérapeutique, améliore la survie sans progression de patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules de stade III, localement avancé et non résécable, selon l'étude de phase 3 PACIFIC.
  • Le durvalumab, un inhibiteur du récepteur du ligand de la mort cellulaire programmée 1, peut désormais être envisagé comme traitement de première ligne pour les patients exprimant le récepteur de la mort cellulaire programmé de type 1.

Pourquoi est-ce important

  • Le traitement standard offre une survie sans progression d'environ 8 mois et seuls 15 % des patients survivent à 5 ans.
  • L'immunothérapie réduit la probabilité de progression de la maladie de 48 %.
  • Il s'agit pour ces patients du traitement le plus innovant depuis plus de 10 ans.

Plan de l'étude

  • L'étude PACIFIC a recruté 709 patients ne présentant pas de progression après une chimiothérapie à base de platine associée à une radiothérapie.
  • Les patients présentaient un indice de performance WHO de 0/1. Les patients de l'échantillon plus grand de l'étude PACIFIC ayant un statut quelconque de ligand de mort cellulaire programmée ont été sélectionné et répartis aléatoirement, dans le rapport 2:1, dans les groupes durvalumab (n=473) et placebo (n=236).
  • Les co-critères d'évaluation primaires étaient la survie sans progression et la survie globale.
  • Le suivi médian était de 14,5 mois.
  • Financement : AstraZeneca.

Principaux résultats

  • La survie sans progression médiane était de 16,8 mois dans le bras durvalumab et de 5,6 mois dans le bras placebo.
  • Le taux de réponse objective était plus élevé (28,4 % contre 16,0 %) et la durée médiane de la réponse plus longue (non atteinte contre 13,8 mois) sous durvalumab.
  • Le délai médian jusqu'au décès ou jusqu'à la survenue de métastases à distance était de 23,2 mois contre 14,6 mois sous placebo.
  • Des événements indésirables se sont manifestés chez 68 % des patients du groupe durvalumab contre 53 % pour le groupe placebo.

Limitations

  • Les taux de survie globale ne sont pas encore disponibles et seront étudiés à l'issue d'une période de suivi plus longue.
  • Les patients exprimant le ligand de mort cellulaire programmée 1 représentent une petite minorité de patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules avancé non résécable.