ESHRE 2019 : l’IICS pour l’infertilité non masculine


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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L’injection intracytoplasmique de sperme (IICS) n’offre aucun bénéfice, par rapport à la fécondation in vitro (FIV) conventionnelle, dans le cadre du traitement de l’infertilité non masculine, indépendamment de la réponse ovarienne.

Tels sont les résultats d’une étude multicentrique de grande envergure présentée lors de la conférence annuelle de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (European Society of Human Reproduction and Embryology, ESHRE), qui s’est déroulée cette semaine en Autriche. 

L’étude a comparé les résultats pour l’IICS et la FIV chez 4 891 cas d’infertilité de facteur non masculin, en Belgique et en Espagne. Les patientes ont été réparties en quatre groupes en fonction de la réponse ovarienne : groupe 1 : mauvaises répondeuses (1 à 3 ovocytes) ; groupe 2 : répondeuses sous-optimales (4 à 9 ovocytes) ; groupe 3 : répondeuses normales (10 à 15 ovocytes) ; groupe 4 : répondeuses élevées (plus de 15 ovocytes).

L’étude n’a décelé aucune différence globale concernant les taux de fécondation, les taux de naissance viable et les taux cumulés de naissances viables dans les groupes de l’IICS ou des cycles de FIV standard. Les auteurs en ont conclu que le nombre d’ovocytes récupérés n’a aucune valeur pour le choix de la procédure d’insémination dans le cadre de l’infertilité non masculine.

« La justification du recours élevé à l’IICS dans les cas d’infertilité de facteur non masculin est basée sur l’hypothèse erronée selon laquelle l’IICS pourrait être associée à une probabilité plus élevée de fécondation et à un nombre accru d’embryons disponibles », a déclaré l’auteur, le Dr Panagiotis Drakapoulos, de l’UZ Brussel. « Nos résultats montrent toutefois que cette hypothèse est mal à propos. »