ESHRE 2019 : des variants génétiques sont associés à une faible réserve ovarienne


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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Les chercheurs ont identifié trois polymorphismes génétiques de la famille p53 des facteurs de transcription qui peuvent fournir des informations cliniquement pertinentes sur la réserve ovarienne.

Une étude présentée lors de la conférence de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (European Society of Human Reproduction and Embryology), qui s’est déroulée en Autriche cette semaine, a recruté 145 femmes âgées de 37 ans ou moins ayant un caryotype normal, des preuves échographiques de la présence des 2 ovaires, n’ayant pas fait l’objet d’une chirurgie ovarienne et non atteintes d’une endométriose, d’un hydrosalpinx, d’infections ou de problèmes endocriniens.

Les femmes ont été réparties en deux groupes en fonction des taux d’hormone antimullérienne (HAM) en phase folliculaire précoce et de la numération des follicules antraux (NFA). Une réserve ovarienne faible (ROF) a été définie comme un taux d’HAM inférieur à 1 ng/ml et une NFA inférieure ou égale à 9 mm (n = 86). Une réserve ovarienne normale (RON) a été définie comme un taux d’HAM supérieur ou égal à 2 ng/ml et une NFA supérieure ou égale à 15 mm (n = 59).

Les résultats ont révélé que les patientes présentant les génotypes TP53-TT et TP73-GG avaient un risque multiplié par 4,0 (rapport de cotes [RC] : 4,0 ; IC à 95 % : 1,78–9,01 ; P = 0,0008) et multiplié par 2,5 (RC : 2,5 ; IC à 95 % : 1,25–4,85 ; P = 0,009) d’inclusion dans le groupe ROF. D’autre part, la présence du génotype TP63-AA a été associée à une diminution de 81 % du risque d’inclusion dans le groupe ROF (RC : 0,19 ; IC à 95 % : 0,05–0,75 ; P = 0,01).

Les auteurs ont déclaré que les polymorphismes d’un seul nucléotide (single nucleotide polymorphisms, SNP) identifiés pourraient fournir un outil supplémentaire pour tester la réserve ovarienne et faciliter l’individualisation des protocoles de stimulation ovarienne.