ESC : Choc cardiogénique de l’infarctus du myocarde : mieux vaut ne dilater que l’artère coupable

  • Dr Phulippe Telier

  • JIM Actualités des congrès
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L'infarctus du myocarde (IDM) compliqué d'un choc cardiogénique expose à une lourde mortalité. Son pronostic peut néanmoins être quelque peu amélioré par une revascularisation myocardique précoce au travers de l'angioplastie coronaire percutanée. Dans la mesure où la coronarographie réalisée en urgence révèle souvent des lésions pluritronculaires volontiers serrées, deux stratégies peuvent en théorie être envisagées : une angioplastie portant sélectivement sur l'artère coupable, ou bien une revascularisation complète portant sur le maximum de sténoses significatives. Cette dernière option est recommandée dans l'IDM aigu avec sus-décalage du segment ST, mais sans choc cardiogénique associé.

L'étude CULPRIT-SHOCK : au 30ème jour du choc cardiogénique

Culprit Lesion Only PCI vs Multivessel PCI in Cardiogenic Shock

Au 30ème jour, comme rapporté dans la première publication, le critère primaire avait concerné 45,9 % des patients du groupe AU, versus 55,4 % dans le groupe AM (risque relatif [RR] = 0,83 ; intervalle de confiance à 95 % [IC95] de 0,71 à 0,96 ; p = 0,01). A 12 mois, 172 des 344 patients du groupe AU sont décédés (50,0 %) versus 194/341 (56,9 %) dans le groupe AM, soit un risque relatif (RR) de 0,88 (IC95 de 0,76 à 1,01), autrement dit une mortalité globale similaire dans les 2 groupes.


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