ESC 2018 — La prise quotidienne d’aspirine est partiellement efficace pour prévenir un premier événement cardiovasculaire chez certains patients


  • Michael Schreiber, Ph.D.
  • Actualités des congrès
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Les médecins et leurs patients doivent évaluer tous les risques et bénéfices potentiels relatifs à la prise d’aspirine pour prévenir un premier événement cardiovasculaire.

Pourquoi est-ce important ?

  • La prise d’aspirine pour prévenir un premier événement cardiovasculaire demeure controversée ; les études antérieures ont rapporté des résultats contradictoires.

Principaux résultats

  • Lors de l’analyse de la population en intention de traiter, aucune différence significative n’a été observée au niveau du critère d’évaluation principal entre les deux groupes (4,29 % contre 4,48 % ; P = 0,60).
  • Lors de l’analyse per protocole, l’aspirine réduisait de manière significative le risque d’infarctus du myocarde total et non fatal (P = 0,0014 et P = 0,0056, respectivement).
  • Aucune différence significative n’a été observée au niveau de l’incidence d’événements hémorragiques fatals entre les deux groupes.

Protocole de l’étude

  • L’étude ARRIVE a évalué si la prise quotidienne d’aspirine permettrait une altération significative du risque de crise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral et d’hémorragie, dans une population de patients présentant un risque modéré de premier événement cardiovasculaire.
    • Au total, 12 546 patients ont été affectés de manière aléatoire pour recevoir soit 100 mg d’aspirine une fois par jour, ou un placebo, et ont été suivis pendant une durée médiane de 60 mois.
    • Critère d’évaluation principal : critère composite comprenant le délai jusqu’à la première survenue d’un infarctus du myocarde, d’un angor instable, d’un accident vasculaire cérébral et d’un accident ischémique transitoire.
  • Financement : Bayer.

Limites

  • Dans l’ensemble, moins d’événements cardiaques que prévu ont été observés, ce qui suggère que la population de patients étudiée était à faible risque.