Ergothérapie : apports et interventions en gériatrie


  • Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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À retenir

L’ergothérapeute intervient sur prescription médicale afin de maintenir, restaurer ou permettre des activités humaines de façon sécurisée, autonome et efficace. Un spécialiste en ergothérapie gériatrique peut jouer de multiples rôles auprès du sujet âgé à domicile ou institutionnalisé après évaluation et diagnostic initial reposant sur des entretiens, une observation et une analyse du patient dans son milieu de vie, ainsi que des mises en situation. Il peut également proposer des aides humaines ou matérielles, des orthèses, des adaptations du domicile permettant de maintenir l’autonomie du sujet tout en favorisant sa sécurité et son implication sociale.

Réadaptation cognitive

La HAS reconnaît la place de l’ergothérapeute dans l’accompagnement des personnes souffrant de maladie d’Alzheimer ou de maladie apparentée. Ce professionnel vise à favoriser la participation des sujets par encouragement, guidage, adaptation des activités et feedback. Leurs interventions peuvent être réalisées en séances individuelles ou en groupe. Elles sont bénéfiques pour les fonctions cognitives, les capacités relationnelles, le bien-être et la qualité de vie. Il peut s’agir d’exercices de stimulation cognitive, de réminiscence, de répétitions de mises en situation quotidienne, d’activités ludiques ayant du sens pour les patients, afin de maintenir leurs performances, renforcer les stratégies compensatrices…, tout en adaptant cette approche à l’évolution de la maladie. Lorsque nécessaire, l’ergothérapeute accompagne le sujet pour l’aider à accepter la mise en place d’aides humaines ou matérielles.

Réadaptation motrice

L’ergothérapeute favorise la réadaptation motrice des sujets âgés afin de maintenir ou d’améliorer ses habiletés motrices. Il travaille via des exercices de décomposition des mouvements en séquences répétées ainsi que par consolidation via la répétition du geste dans sa globalité, dans des situations aussi proches que possible de la vie quotidienne. Les mises en situation permettent de stimuler les habiletés motrices et leurs répétitions en parallèle à une tâche cognitive facilitent le transfert des acquis en vie quotidienne.

L’ergothérapeute peut éduquer les aidants et les accompagner dans le choix d’aides techniques. Il peut également former les soignants à une mobilisation des sujets âgés permettant de solliciter leurs habiletés motrices résiduelles tout en limitant les mouvements inutiles.

Prévention et traitement du risque de chute

La HAS reconnaît la place de l’ergothérapeute dans cette activité de prévention et de prise en charge du chuteur : identification des facteurs de risque, mise en place de stratégies d’adaptation posturale en complément du travail du kinésithérapeute, adaptation du domicile, éducation des aidants, alternatives aux contentions physiques en institution...

Accompagnement des aidants

L’ergothérapeute peut former les professionnels du domicile ou des établissements, ainsi qu’éduquer les aidants naturels impliqués auprès du sujet âgé. Il les aide à comprendre les besoins du patient et à l’accompagner. Il peut aussi former les soignants à adopter des postures et des techniques les préservant de troubles musculosquelettiques.

Auprès de l’aidant naturel, l’approche est centrée sur le tandem aidé-aidant. Une étude a par exemple démontrer que des séances régulières d’ergothérapie permettaient d’améliorer l’autonomie du patient souffrant de démence et de réduire le fardeau de l’aidant.