En Ile-de-France, pollution atmosphérique et AVC semblent associés

  • Hirel C & al.
  • Rev Neurol (Paris)
  • 25 avr. 2019

  • Par Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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À retenir

Une étude ayant rapproché les suspicions d’AVC et les facteurs environnementaux dans le département des Yvelines (78) montre une association entre AVC, humidité et pollution atmosphérique, selon une analyse multivariée. Sachant que 70,5% des suspicions se sont soldées par une confirmation de diagnostic d’AVC, la relation mise en évidence ici paraît significative pour la santé publique.

Pourquoi cette étude est-elle intéressante ?

  • La littérature rapporte une corrélation entre l’AVC et différents facteurs environnementaux ou avec certains polluants atmosphériques. Il était intéressant d’évaluer si ces différents paramètres pris ensemble constituaient un facteur déclenchant potentiel d’AVC dans la population française.
  • Certains travaux ayant décrit une corrélation d’épidémies de grippe avec un risque de survenue d’IDM, cette pathologie a été incluse dans l’étude.

Méthodologie

Les auteurs ont colligé les données d’appel au SAMU 78 entre janvier 2004 et décembre 2015, les données météorologiques quotidiennes (température, humidité, vent) et celles de la pollution atmosphérique (indice global AirParif Atmo prenant en compte l’ensemble des polluants atmosphériques d’importance : CO, NO 2 , SO 2 , O 3 , PM 10 , PM 2,5 ). Enfin les épidémies de grippe saisonnière étaient déterminées à partir des données des réseaux GROG et Sentinelles.

Principaux résultats

  • Durant la période d’analyse, 11.037 appels pour suspicion d’AVC ont été enregistrés, avec une augmentation du nombre avec le temps, expliqué en partie par l’augmentation de la population départementale.

  • Les auteurs ont estimé que 70,5% des diagnostics d’AVC suspectés étaient confirmés à la sortie d’hospitalisation.

  • Des corrélations ont été trouvées entre la température et la pollution atmosphérique et des corrélation inverses ont été identifiées entre l’humidité et la température ou la pollution atmosphérique, ainsi qu’entre le vent et la pollution atmosphérique.

  • Selon l'analyse bivariée, les suspicions d'AVC augmentaient avec la diminution de 10°C des températures moyennes, minimales ou maximales (p

  • Selon l’analyse multivariée, l’augmentation de l'humidité et celle de l’indice de pollution était associée à la suspicion d’AVC : pour chaque augmentation de 10% de la température, l’excès de risque relatif (ERR) d’AVC était de 3,93% [1,42-6,51], p

Principales limitations

L’absence de lien entre grippe et AVC observée ici peut être liée à une absence de puissance statistique.