En Europe, l’épidémie de Klebsiella pneumoniae résistantes aux carbapénèmes est favorisée par la propagation nosocomiale

  • David S, et al.
  • Nature Microbiology
  • 29 juil. 2019

  • Par Priscilla Lynch
  • Actualités Médicales
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En Europe, l’augmentation des souches de Klebsiella pneumoniae résistantes aux carbapénèmes est favorisée par la propagation nosocomiale, selon une nouvelle étude publiée dans Nature Microbiology.

Les chercheurs ont analysé des séquences génomiques et des données épidémiologiques issues de 1717 échantillons de K. pneumoniae obtenus des patients de 244 hôpitaux de 32 pays dans le cadre de l’enquête européenne sur les entérobactéries productrices de carbapénèmases.

Ils ont prouvé que l’acquisition de carbapénèmases est la cause principale de la résistance aux carbapénèmes et que celle-ci avait lieu en divers contextes phylogénétiques.

Toutefois, 477 sur 682 (69,9 %) isolats positifs pour les carbapénèmases sont concentrées en quatre lignées clonales, soit les types de séquence 11, 15, 101, 258/512 et leurs dérivés. La plupart des pays européens à forte incidence qui ont signalé une hausse rapide de la résistance aux carbapénèmes au cours des 15 dernières années ont connu une expansion épidémique du ST258/512, selon le rapport de l’étude.

L’analyse combinée des distances géographiques et génétiques entre isolats présentant différents déterminants de résistance aux bêtalactamines indique que la tendance de Klebsiella pneumoniae à se propager dans des milieux hospitaliers est liée au degré de résistance, et que ces isolats positifs pour les carbapénèmases ont le taux de transmissibilité le plus élevé.

« En effet, nous avons constaté que plus de la moitié des hôpitaux fournissant des isolats positifs aux carbapénèmases ont probablement fait l’objet d’une transmission au sein de l’hôpital, alors que la propagation entre hôpitaux est bien plus fréquente à l’intérieur d’un même pays, plutôt qu’entre pays », ont expliqué les chercheurs.

Ils ont souligné le besoin d’une surveillance continue des agents pathogènes génomiques, du contrôle optimal des infections, ainsi que d’une gestion stricte et responsable des antibiotiques.