En 2019, le reste à charge par habitant et par an s’est élevé à 213 euros en moyenne


  • Serge Cannasse
  • Actualités Médicales
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La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES – Ministère des solidarités et de la santé) a publié les comptes de la santé pour l’année 2019 en France. Rappelons que ces comptes portent sur la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) et les financements correspondants, qu’ils relèvent de l’Assurance maladie, de l’État, des collectivités locales, des organismes complémentaires ou directement des ménages. En voici les principales données.

Les dépenses de santé se sont légèrement accélérées (+2,1%, contre +1,6% en 2018 et 1,7% en 2017), principalement du fait de l’augmentation des soins hospitaliers (+2,4 %, après +1,1 % en 2018 et +1,6 % en 2017).  Au total, les soins de santé se sont élevés à 208,0 milliards d’euros en 2019 (8,6 % du PIB), soit 3 102 euros par habitant. Ce montant se répartit en dépenses de soins hospitaliers (97,1 milliards d’euros), soins de ville (56,5 milliards d’euros), médicaments délivrés en ville (32,6 milliards d’euros), autres biens médicaux (16,8 milliards d’euros) et transports sanitaires (5,1 milliards d’euros).

La Sécurité sociale a pris en charge 78,2% de la CSBM, en progression de 0,2% par rapport à 2018, du fait du vieillissement de la population et de l’augmentation des ALD (affections de longue durée), exonérant du ticket modérateur. Les organismes complémentaires (mutuelles, institutions de prévoyance et sociétés d’assurances) ont contribué pour 13,4%. Quant à la participation financière des ménages, elle a poursuivi sa baisse (continue depuis 2009) pour atteindre 6,9% de la CSBM, soit 213 euros de reste à charge par habitant et par an. 

La comparaison de ces dépenses avec les autres pays se fait à partir de la DCSi (Dépense de santé au sens international), qui comprend la CSBM plus les dépenses de soins de longue durée, de prévention et celles liées à la gouvernance du système de santé. Pour la France, elle s’est établi à 11,3% du PIB en 2018, soit 1,4 point de plus que la moyenne de l’UE 28. À titre de comparaison, depuis 2013, la France et l’Italie ont une hausse de leurs dépenses d’environ 2% en moyenne par an (1,6% en 2018), alors qu’elles progressent d’environ 4% par an en Allemagne (3,9% en 2018). La France reste le pays où le reste à charge des ménages est le plus faible en part de dépenses de santé au sens international.