ELCC : Combiner pour éliminer plus intelligemment : le défi de l’immunothérapie

  • Dr Dominique-Jean Bouilliez

  • JIM Actualités des congrès
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L'immunothérapie est une nouvelle arme de choix contre le cancer avec des résultats parfois impressionnants contre certaines tumeurs. Cependant, 80 % des patients ne répondent pas, ce qui signifie qu'il faut trouver de nouvelles armes. Parmi celles-ci, les combinaisons d'une immunothérapie avec une autre immunothérapie, avec des thérapies ciblées, une chimiothérapie, ou encore la radiothérapie…

On sait à présent qu'associer la chimiothérapie à un inhibiteur des points de contrôle a du sens en cas de cancer du poumon de stade avancé car la combinaison permet d'améliorer le taux de réponse et la survie sans progression, surtout en cas d'expression de PD-L1. La survie globale est améliorée également lorsque cette combinaison est effectuée en première ligne, mais on manque de biomarqueurs pour définir les sous-groupes pour lesquels cette combinaison devrait être le traitement de référence. Les choses sont moins claires pour l'association avec anti-EGFR car il ne semble pas y avoir d'effet synergique (tout au plus additif) chez les patients EGFR+. De plus, la toxicité de la combinaison n'est pas nulle…

Mais il y a d'autres inhibiteurs de tyrosine kinase, et notamment les anti-VEGF qui agissent sur le facteur de croissance vasculaire endothélial (VEGF). En plus de son rôle clé dans l'angiogenèse, de multiples études ont confirmé que le VEGF était également impliqué dans la régulation de l'immunité antitumorale par plusieurs voies dont la diminution de la réponse des cellules T effectrices ou encore l'altération du développement des lymphocytes ou de leur circulation. Il s'agit donc d'une cible intéressante notamment chez les patients EGFR-, ce qu'ont confirmé les études préliminaires. Mais les résultats cliniques ne sont pas encore au rendez-vous, du moins dans le cancer du poumon.
Des combinaisons moins classiques






La piste des CAR-T cells



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