ELCC 2019 - Les données combinées des essais KEYNOTE confirment la sécurité d’emploi et l’efficacité du pembrolizumab chez les patients âgés atteints d’un CPNPC.


  • Michael Simm
  • Oncology Conference reports
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

Comparativement à la chimiothérapie, le pembrolizumab a amélioré la survie globale des patients âgés atteints d’un CPNPC avancé et a entraîné moins d’effets indésirables liés au traitement, en particulier ceux de grades 3–5.

Pourquoi est-ce important ?

Les personnes âgées représentent environ 70 % de tous les nouveaux cas de cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) diagnostiqués. Lors des essais cliniques sur la sécurité d’emploi et l’efficacité des immunothérapies, cette population a été sous-représentée, de sorte que les résultats pourraient ne pas leur être applicables.

Protocole de l’étude

Les résultats en termes d’efficacité et de sécurité d’emploi pour 264 patients âgés de ≥ 75 ans et traités par pembrolizumab, un anticorps anti-PD-L1, pour un CPNPC avancé, ont été combinés à partir des études KEYNOTE-010, KEYNOTE-024 et KEYNOTE-042. Tous les patients présentaient un score de proportion tumorale pour PD-L1 d’au moins 1 % et la moitié d’entre eux présentaient un score de proportion tumorale (Tumor Proportion Score, TPS) de 50 % ou plus.

Principaux résultats

  • La survie globale (SG) des patients âgés était meilleure chez ceux qui avaient reçu du pembrolizumab plutôt qu’une chimiothérapie standard (risque relatif [RR] : 0,76 ; intervalle de confiance [IC] à 95 % : 0,56–1,02). La différence était significative pour les patients présentant un TPS ≥ 50 % (RR : 0,40 ; IC : 0,25–0,64).
  • La comparaison de la SG à un an entre les patients âgés et les patients plus jeunes a révélé des taux très semblables dans l’étude. Ils étaient de 61,7 % contre 61,7 % chez ceux qui avaient un TPS ≥ 50 % et de 53,7 % contre 54,9 % chez ceux qui avaient un TPS ≥ 1 %.
  • Le profil de sécurité d’emploi du pembrolizumab était semblable chez les patients âgés de ≥ 75 ans et

Limites

L’analyse était fondée sur des études individuelles qui excluaient les personnes âgées en mauvaise santé, de sorte que la conclusion ne s’applique peut-être qu’à celles qui sont en bonne santé.

Financement

Merck Sharp & Dohme Corp.