ELCC 2019 - Les comités de caractérisation moléculaire des tumeurs « mettent de l’ordre dans le chaos »


  • Michael Simm
  • Oncology Conference reports
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À retenir

« Une utilisation optimale des biomarqueurs moléculaires signifie l’apprentissage d’une nouvelle langue », explique MG Kris du Centre de lutte contre le cancer Memorial Sloan-Kettering (MSK), à New York. Les comités de caractérisation moléculaire des tumeurs sont essentiels pour atteindre cet objectif.

Pourquoi est-ce important ?

Pour que les patients puissent tirer profit des thérapies personnalisées, les progrès des technologies de séquençage doivent se traduire dans la pratique clinique.

Protocole de l’étude

Résumé de nombreuses publications et d’expériences personnelles au Centre de lutte contre le cancer Memorial Sloan Kettering (MSK), à New York.

Principaux résultats

  • La médecine de précision pour les cancers du poumon est bien là, mais un fossé se creuse entre les personnes qui planifient les soins et celles qui les dispensent. La quantité croissante d’informations doit être exploitée et traitée.
  • Sur 733 échantillons prélevés auprès de patients, une grande proportion présentait des facteurs de mutation exploitables, avec une différence de survie médiane multipliée par deux observée entre eux. Ce genre d’informations a une incidence sur les soins aux patients et cela signifie aussi une survie plus longue grâce à un traitement ciblé.
  • La technologie disponible permet de réaliser des tests de dépistage de routine des cellules tumorales afin de rechercher la présence de centaines de gènes liés au cancer (468 au MSK), MAIS l’interprétation des résultats est pratiquement impossible pour un médecin généraliste.
  • Aux États-Unis, ces informations ne doivent pas être échangées par voie électronique. Elles sont donc transmises par télécopie et photocopie, et jointes en annexe aux rapports de pathologie, ce qui augmente considérablement le risque d’erreurs. L’exhaustivité des données est également un sujet de préoccupation.
  • Un comité de caractérisation moléculaire des tumeurs pourrait mettre de l’ordre dans ce chaos. Dans l’idéal, il devrait se composer d’un médecin-oncologue, d’un intervenant pivot dans le parcours du patient, d’un anatomiste et pathologiste moléculaire, d’un pneumologue, d’un radiologue interventionnel, d’un chirurgien thoracique et d’un coordonnateur.

Déclaration d’intérêts

Honoraires de conférencier et de consultant versés par AstraZeneca, Ariad, Array, Clovis, Daiichi-Sankyo, Pfizer, Roche/Genentech, Regeneron et Threshold Pharmaceuticals.