EHA 2020 — LLA : le conditionnement par chimiothérapie avant une greffe de cellules souches n’est pas à la hauteur


  • Deepa Koli
  • Univadis
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À retenir

  • Le conditionnement sous forme d’une chimiothérapie sans radiothérapie avant une greffe de cellules souches hématopoïétiques (GCSH) est associé à de moins bons résultats chez les jeunes patients atteints d’une leucémie lymphoblastique aiguë (LLA) par rapport à l’irradiation corporelle totale.
  • L’essai a été interrompu prématurément pour cause de futilité.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les résultats suggèrent que la radiothérapie est nécessaire malgré les inquiétudes relatives à ses effets secondaires.

Protocole de l’étude

  • Essai mondial multicentrique pour l’omission de la radiothérapie chez les patients mineurs (For Omitting Radiation Under Majority Age, FORUM).
  • 413 enfants âgés de 4 ans ou plus, avec un frère ou une sœur apparié(e) ou un donneur non apparenté pour la GCSH, ont été affectés de manière aléatoire pour recevoir soit un conditionnement à base de chimiothérapie (fludarabine/thiotépa/busulfan ou fludarabine/thiotépa/tréosulfan) soit une irradiation corporelle totale/de l’étoposide (groupe de radiothérapie).
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • 72 % des patients présentaient une LLA à précurseurs B et 23 % une LLA à cellules T.
  • Population en intention de traiter :
    • La SG à 2 ans était de 75 % chez les patients affectés au groupe de conditionnement par chimiothérapie contre 91 % dans le groupe de radiothérapie (P en intention de traiter 
    • L’incidence cumulée des rechutes à 2 ans était significativement plus élevée dans le groupe de conditionnement par chimiothérapie (33 % contre 12 % ; P 
    • La survie sans événement à 2 ans était plus élevée dans le groupe d’irradiation corporelle totale (86 % contre 58 % ; P 
    • La mortalité liée à la greffe à 2 ans était plus faible dans le groupe de radiothérapie (2 % contre 9 % ; P = 0,02).
  • Dans l’analyse per protocole, la SG à 2 ans était de 77 % dans les deux groupes de chimiothérapie contre 91 % dans le groupe d’irradiation corporelle totale (P = 0,003).

Limites

  • L’étude a été interrompue pour cause de futilité.