EHA 2020 — L’ibrutinib à durée fixe dans la LLC non traitée précédemment pourrait permettre à certains patients d’éviter l’immunothérapie


  • Michael Simm
  • Univadis
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Les données de suivi de l’essai ICLL-07 montrent une survie sans progression (SSP) à 3 ans de l’ordre de 96,5 % et une survie globale (SG) à 3 ans de 97,7 % pour la population totale. Cependant, l’omission de l’immunochimiothérapie a été associée à des taux moins favorables de maladie résiduelle minime du sang.

Pourquoi est-ce important ?

  • Tandis que l’immunochimiothérapie par fludarabine, cyclophosphamide et rituximab (FCR) est le traitement de référence en première intention pour les patients éligibles atteints d’une leucémie lymphoïde chronique (LLC) sans altération de TP53, des thérapies ciblées telles que l’ibrutinib pourraient permettre à certains patients d’éviter les effets indésirables du FCR.

Protocole de l’étude

  • L’essai ICLL-07 a inclus 135 patients dont l’âge médian était de 62 ans. Ces derniers ont reçu de l’obinutuzumab (8 × 1 000 mg) plus de l’ibrutinib (420 mg/j) et ont subi des évaluations de la réponse complète (RC), dont les résultats montraient une maladie résiduelle minime de la moelle osseuse (MRM de la moelle osseuse) inférieure à 0,01 % après 9 mois. Les patients qui remplissaient ce critère ont continué à recevoir de l’ibrutinib en monothérapie jusqu’au mois 16, tandis que les autres ont reçu, en plus, du FC et de l’obinutuzumab.
  • Financement : Roche et Janssen.

Principaux résultats

  • Telle qu’elle a été publiée, l’étude a atteint son critère d’évaluation principal au mois 16, à savoir un taux de RC supérieur à 30 % et une MRM de la moelle osseuse inférieure à 0,01 %. 62 % de la population en intention de traiter remplissait ce critère. La RC évaluée par l’investigateur était de 73 % ; une MRM de la moelle osseuse inférieure à 0,01 % a été atteinte par 79 % des patients.
  • Dix patients parmi les 123 évaluables ont pu éviter l’immunochimiothérapie dans la deuxième moitié de l’essai.
  • Une analyse de suivi 2 ans après la fin du traitement a été présentée lors du congrès de l’Association européenne d’hématologie et a montré une SSP à 3 ans de 96,5 % et une SG à 3 ans de 97,7 %.
  • Le taux de MRM de la moelle osseuse inférieur à 0,01 % au mois 40 était de 88 % avec l’immunochimiothérapie et de 58 % chez les patients sous ibrutinib en monothérapie.
  • « Les résultats suggèrent que notre approche à durée fixe pourrait, peut-être, être une option pour les patients présentant de bons facteurs pronostiques. »

Limites

  • Seuls 10 patients ont reçu le schéma thérapeutique réduit.