EHA 2020 – L’association vénétoclax et navitoclax a été étudiée chez des patients prétraités atteints d’une LLA


  • Michael Simm
  • Univadis
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À retenir

  • L’association de 2 inhibiteurs de BCL-2 permet une réduction de la dose, chez les patients atteints d’une leucémie lymphoblastique aiguë (LLA) avancée en rechute ou réfractaire (R/R), et entraîne un taux de réponse de 60 %.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les patients atteints d’une LLA en rechute/récidivante présentent un pronostic défavorable, malgré une chimiothérapie intensive et des traitements novateurs.
  • Une toxicité limitant la dose a été observée avec la dose standard de vénétoclax en monothérapie.

Protocole de l’étude

  • Une étude de phase I multicentrique, à dose progressive, a été menée auprès de 47 patients âgés de 4 ans ou plus, qui présentaient une maladie R/R avec données probantes mesurables (LLA ; n = 44) ou radiographiques (LL ; n = 3), lourdement prétraités, dont 28 % avaient préalablement fait l’objet d’une greffe de cellules souches.
  • Vénétoclax 200/400 mg et navitoclax 25/50/100 mg administrés avant et jusqu’à 9 mois après 2 cycles de chimiothérapie (vincristine, dexaméthasone et peg-asparaginase).
  • Financement : AbbVie.

Principaux résultats

  • La durée médiane d’administration du vénétoclax était de deux mois, et la durée d’administration du navitoclax était de un mois et demi.
  • À la date limite de recueil des données, 30 patients étaient décédés et 13 avaient fait l’objet d’une thérapie par lymphocytes T à récepteur antigénique chimérique ou d’une greffe de cellules souches.
  • Le taux de réponse globale était de 60 %, et de plus de 50 % pour ceux qui avaient présenté une rechute ou qui étaient réfractaires au blinatumomab, à l’inotuzumab ou à la greffe.
  • La survie globale médiane était de 7,8 mois.
  • 10 patients ont présenté des événements indésirables liés au traitement (EIT) fatals, dont 1 était associé au traitement combiné à l’étude. Les EIT les plus fréquents tous grades confondus étaient la diarrhée (47 %), la neutropénie fébrile (47 %), les nausées (47 %), l’hypokaliémie (45 %) et les douleurs abdominales (43 %).