EHA 2019 – Un caryotype complexe influence la réponse au traitement des patients atteints d’une LLC naïfs de traitement et présentant des affections coexistantes


  • Elena Riboldi — Agenzia Zoe
  • Univadis
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir 

  • Le caryotype complexe (CTC) est associé à une survie sans progression (SSP) et à une survie globale (SG) plus courtes chez les patients atteints d’une leucémie lymphocytaire chronique (LLC) traités par l’association chlorambucil et obinutuzumab (ClbG).
  • Le traitement d’association par vénétoclax et obinutuzumab (VenG) est capable de surmonter le risque défavorable associé au CTC.

 

Pourquoi est-ce important 

  • Un CTC (≥ 3 aberrations chromosomiques) s’observe fréquemment chez les patients âgés atteints d’une LLC et naïfs de traitement.
  • L’essai CLL14 a servi de base à l’introduction d’un nouveau traitement à durée fixe sans chimiothérapie (VenG) chez les patients atteints d’une LLC non préalablement traités qui présentent des comorbidités coexistantes.
  • Cette étude confirme l’importance clinique des analyses chromosomiques avant de choisir le traitement de première intention et souligne l’intérêt du traitement d’association par VenG chez les patients ayant un CTC.

 

Protocole de l’étude 

  • L’essai CLL14 a inclus 432 patients atteints d’une LLC active non traitée et présentant des affections médicales coexistantes.
  • Les patients ont été affectés de manière aléatoire (selon un rapport 1:1) pour recevoir l’association ClbG ou VenG. À l’analyse principale, l’association VenG était associée à une SSP plus longue et un taux de réponse globale (TRG) plus élevé, par rapport à l’association ClbG.
  • Des analyses chromosomiques ont été réalisées chez 397 participants.
  • Les résultats ont été évalués en fonction de la présence d’un CTC seul ou en association avec des aberrations du gène TP53.

 

Principaux résultats 

  • Un CTC a été observé chez 30 (15 %) et 34 (17 %) patients traités par les associations ClbG et VenG, respectivement.
  • Dans le bras ClbG, le TRG était de 50 % pour les patients avec un CTC et de 78 % pour ceux avec un caryotype non complexe (CTNC) ; dans le bras VenG, le TRG était de 82 % pour les patients avec un CTC et de 87 % pour ceux avec un CTNC.
  • Dans le bras ClbG, la SSP médiane était plus courte chez les patients avec un CTC que chez ceux présentant un CTNC (19 mois contre une valeur médiane non atteinte [NA] ; RR : 2,790 ; P 
  • La SG était significativement plus courte chez les patients ayant un CTC que chez ceux présentant un CTNC (valeur médiane NA ; RR : 3,736 ; P = 0,006).
  • Une SSP et une SG plus courtes ont été observées chez les patients avec un CTC, indépendamment du statut du gène TP53.
  • Dans le bras VenG, aucune différence n’a été observée en termes de SSP ou SG entre les patients avec un CTC et ceux présentant un CTNC (valeur médiane NA ; RR : 1,909 et RR : 1,511, respectivement).

 

Limites 

  • Financement : Hoffmann-La Roche, Abbvie.