Efficacité et tolérance à 2 mois de la dénervation rénale endovasculaire sur l’HTA modérée

  • Azizi M & al.
  • Lancet
  • 22 mai 2018

  • Par Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir 

Par rapport à une procédure factice, les résultats de l’étude RADIANCE-HTN SOLO montrent que la dénervation rénale endovasculaire par ultrasons réduirait la pression artérielle ambulatoire après 2 mois chez les patients présentant une hypertension artérielle systolique et diastolique combinée non diminuée par les antihypertenseurs.

Pourquoi est-ce important ?

De précédentes études avaient suggéré que la dénervation rénale par radiofréquence permettait de réduire la pression artérielle chez les patients présentant une hypertension modérée. L’étude RADIANCE-HTN SOLO évalue une technologie alternative, la dénervation endovasculaire par ultrasons, d’où son intérêt. D’autres travaux sont maintenant nécessaires pour évaluer à plus long terme l’efficacité et la sécurité de cette technique car cette étude offre un recul limité à 2 mois. 

Principaux résultats

Au total, 803 patients ont participé au dépistage et 146 ont été randomisés entre un bras « dénervation rénale » (n=74), et un bras « procédure factice » (n=72). L’âge moyen des participants étaient de 54,1 ans, 42% étaient des femmes, 17% étaient d’origine africaine et 58% présentaient une obésité abdominale. 

La réduction de la pression artérielle systolique mesurée en ambulatoire était significativement plus importante dans le bras dénervation rénale endovasculaire par ultrasons que dans le bras procédure factice (respectivement -8,5 mmHg vs -2,2 mmHg, soit une différence entre les groupes et ajustée à l’inclusion de -6,3 mmHg, p=0,0001). Aucun des effets indésirables majeurs recherchés n’a été identifié quel que soit le bras de l’étude (toutes causes de mortalité, insuffisance rénale, événement thrombo-embolique avec atteinte des organes cibles, complication au niveau de l’artère rénale ou toute autre complication vasculaire nécessitant une intervention, admission hospitalière pour crise hypertensive dans les 30 jours ou sténose artérielle rénale dans les six mois).

Méthodologie

Étude multicentrique, internationale (USA et Europe), menée en simple aveugle, contrôlée versus une procédure factice. Les patients inclus devaient être âgés de 18 à 75 ans, avoir une anatomie des artères rénales compatible avec l’intervention et présenter une hypertension artérielle systolique et diastolique faible à modérée ≥135/85 mmHg en ambulatoire ou

Les patients ont été randomisés (1:1) entre une procédure de dénervation endovasculaire par ultrasons (par le système Paradise de ReCor Medical) ou une procédure factice qui consistait en une angiographie rénale. Les patients ne recevaient aucun traitement anti-hypertenseur durant les deux mois de suivi si les critères de pression artérielle pré-spécifiés n’étaient pas dépassés.

Principales limitations

Un suivi au-delà de 2 mois aurait permis de savoir si la réduction de pression artérielle était maintenue et de mieux évaluer la sécurité de la procédure dans le temps. Un nombre plus important de patients aurait permis d’identifier quels sous-groupes de patients avaient les plus importants bénéfices.

Financement

Étude financée par ReCor Medical.