Effet de l’anticorps anti-CD4 UB-421 sur le rebond du VIH-1 après une interruption du traitement

  • New England Journal of Medicine

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RÉSUMÉ

CONTEXTE

L’administration d’un seul anticorps neutralisant à large spectre spécifique du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) aux personnes infectées par le VIH conduit au développement d’un virus résistant à l’anticorps en l’absence d’un traitement antirétroviral (TAR). Il est possible qu’une monothérapie par UB-421, un anticorps qui bloque le site de liaison du virus sur les lymphocytes T CD4+ humains, induise une suppression virologique soutenue sans induire de résistance chez les personnes infectées par le VIH après une interruption de traitement analytique.

MÉTHODES

Nous avons mené une étude clinique de phase II, non randomisée en ouvert visant à évaluer la sécurité d’emploi, la pharmacocinétique et l’activité antivirale de la monothérapie par UB-421 chez des personnes infectées par le VIH faisant l’objet d’une interruption de traitement analytique. Tous les participants présentaient une virémie plasmatique indétectable (moins de 20 copies de l’ARN du VIH par millilitre) à la visite de sélection. Après une interruption du TAR, les participants ont reçu 8 perfusions intraveineuses d’UB-421, à une dose de 10 mg par kilogramme de poids corporel toutes les semaines (cohorte 1) ou de 25 mg par kilogramme de poids corporel toutes les 2 semaines (cohorte 2). Le critère d’évaluation principal était le délai avant la survenue du rebond viral (400 copies ou plus par millilitre).

RÉSULTATS

Un total de 29 participants ont été inclus : 14 dans la cohorte 1 et 15 dans la cohorte 2. L’administration de l’UB-421 a maintenu la suppression virologique (moins de 20 copies par millilitre) chez tous les participants (dans 94,5 % des mesures effectuées aux visites de l’étude 2 à 9) durant l’interruption de traitement analytique, avec des blips viraux intermittents (intervalle : 21 à 142 copies par millilitre) qui ont été observés chez 8 participants (28 %). Aucun participant à l’étude n’a présenté de rebond viral plasmatique supérieur à 400 copies par millilitre. Les numérations de lymphocytes T CD4+ sont restées stables tout au long de la durée de l’étude. Les éruptions cutanées, principalement de grade 1, ont constitué un événement indésirable fréquent et transitoire ; un participant a arrêté le médicament à l’étude en raison d’une éruption cutanée. Une diminution de la population de lymphocytes T CD4+ a été observée durant la monothérapie par UB-421.

CONCLUSIONS

L’UB-421 a maintenu la suppression virologique (durant les 8 à 16 semaines de l’étude) chez les participants en l’absence de TAR. Un participant a arrêté le traitement en raison d’une éruption cutanée. (Étude financée par United Biomedical, entre autres ; référence sur ClinicalTrials.gov : NCT02369146.)