ECTRIMS : Syndrome radiologiquement isolé (RIS) : qu’en penser ? Que faire ?

  • Dr Dominique-Jean Bouilliez

  • JIM Actualités des congrès
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Situés avant la phase clinique de la maladie, les syndromes radiologiquement isolés (RIS) n'ont pas encore livré tous leurs secrets. Ils font cependant partie de la très longue phase prodromale de la SEP et sont définis selon des critères strictement établis. Il s'agit de lésions ovoïdes au sein de la substance blanche, bien circonscrites et homogènes avec ou sans implication du corps calleux. Hyperintenses en pondération T2 et mesurant > 3mm, elles doivent répondre à au moins 3 des 4 critères de Barkhof et ne pas correspondre à des anomalies vasculaires. Ces personnes doivent aussi avoir un examen neurologique strictement normal et, par définition, aucun antécédent de signes ou symptômes cliniques qui pourraient évoquer une maladie démyélinisante. Enfin, les anomalies ne peuvent en rien évoquer l'effet physiologique d'une substance ni être explicables par une autre pathologie.

Faut-il s'en préoccuper ?

Quelle prévention du risque de conversion offrir ?

La prévention aujourd'hui passe par la diététique et la pratique d'un exercice physique régulier ainsi que le respect d'un sommeil de qualité. Mais, avant de se lancer dans une prise en charge spécifique, il faut d'abord confirmer le diagnostic en imagerie car les images sont parfois trompeuses. Ce qui nécessite une multiple lecture et parfois la réalisation d'une seconde IRM en s'assurant qu'il existe bien une dissémination dans le temps et dans l'espace des lésions et que leur localisation soit bien celle que l'on rencontre dans la SEP (juxtacorticale ou périventriculaire). Une fois affirmé, le diagnostic radiologique doit être complété par un examen neurologique clinique standard que certains complètent par la batterie de tests classiques de la SEP. « Mais ces examens complémentaires ne sont pas indispensables si l'examen neurologique standard a été minutieux » a souligné le Pr Lebrun-Frénay (CHU Nice). Enfin, au-delà de l'examen clinique et de la recherche de signes et symptômes, il faudra effectuer une anamnèse détaillée à la recherche de facteurs confondants : fièvre, traitements immunosuppresseurs pour d'autres affections, …

Traiter ou ne pas traiter ?


Il nous faudra attendre les résultats des études ARISE (avec le diméthylfumarate) et TERIS (avec le tériflunomide) pour nous faire une opinion