ECE : Une haute prévalence des psychopathologies chez les individus transgenres

  • Dr Dominique-Jean Bouilliez

  • JIM Actualités des congrès
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Les individus transgenres ont souvent à gérer de multiples problèmes psychologiques dont il est important de parler avec eux afin de leur offrir la meilleure prise en charge médicale possible. Et ceci a conduit l'équipe de la Transgender Health Clinic de Tel Aviv à inclure un interrogatoire spécifique à l'occasion de la première consultation. Sur les 405 sujets suivis ainsi durant 2,4 ans en moyenne (dont 221 transgenres femmes et 184 transgenres hommes, généralement plus jeunes), ils ont pu constater une plus grande tendance à vivre en couple chez les transgenres femmes et à avoir une descendance (p = 0,03). Par ailleurs, les transgenres hommes ont plus fréquemment un emploi (p = 0,0002) mais moins de soutien familial ou amical (p = 0,04). Ces différences entre les deux genres ne se retrouvent pas lorsqu'on évoque les problèmes psychopathologiques qu'ils encourent, le plus souvent à type de dépression (21 %) ou de troubles anxieux (9,9 %). Si 35 % au total ont des pathologies psychiatriques, 22 % sont soignés médicalement. Par ailleurs, 6,7 % ont fait des tentatives de suicide et 2,5 % se sont infligé des blessures non mortelles. Ces personnes sont également fréquemment fumeur(ses) et 2,5 % rapportent un abus d'alcool, 2,7 % de cannabis et 2,5 % d'héroïne ou de cocaïne. Ces constatations soulignent la nécessité de prendre en charge ces patients dans une équipe multidisciplinaire même lorsque rien n'est apparent ou avoué spontanément.