ECE 2019 : évaluation de l’efficacité à long terme de la metformine chez des femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle étude suggère que les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), qui ont un IMC de 25 kg/m2 ou plus, pourraient retirer un bénéfice d’un traitement par metformine pendant une période allant jusqu’à 10 ans. 

Les chercheurs ont analysé les données de 800 femmes atteintes du SOPK, tel que défini par les critères de Rotterdam, dont 180 patientes atteintes d’un SOPK avec un IMC supérieur ou égal à 25 kg/m2 qui recevaient de la metformine 1 000 mg 2 fois par jour en monothérapie, afin d’évaluer l’efficacité de la metformine sur la masse corporelle (MC), la fréquence menstruelle (FM) et les résultats métaboliques et hormonaux. Près de 18 % des participantes ont continué le traitement par metformine pendant 10 ans. 

L’étude a révélé des améliorations au niveau de la masse corporelle et du profil androgénique. La FM a augmenté, passant de 7,5 ± 3,8 règles/an à 10,7 ± 2,9 (P 

Alors que 10 % des participantes étaient prédiabétiques et 1,7 % étaient diabétiques à l’inclusion, 5,7 % étaient prédiabétiques et 1,9 % diabétiques après la première année. Après la troisième année, 2,2 % des femmes poursuivant le traitement par metformine étaient prédiabétiques et aucune n’était diabétique. 

Les auteurs ont remarqué que chez les femmes ayant poursuivi le traitement au-delà de 3 ans, un état d’équilibre bénéfique global a été observé jusqu’à la 10e année de traitement. 

Cette étude est présentée cette semaine à l’occasion du 21e Congrès européen d’endocrinologie (European Congress of Endocrinology)