EAU 2019 : le traitement par testostérone pourrait retarder la récidive du cancer de la prostate chez les patients à faible risque


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle recherche présentée à l’occasion du congrès de l’Association européenne d’urologie (European Association of Urology, EAU) à Barcelone, ce week-end, suggère que la thérapie de remplacement de la testostérone (TRT) pourrait retarder la récidive biochimique (RBC) chez les patients atteints d’un cancer de la prostate à faible risque. 

L’étude a inclus 850 patients ayant fait l’objet d’une prostatectomie radicale assistée par robot comme traitement primaire d’un cancer de la prostate localisé entre décembre 2009 et juin 2018. Parmi ces patients, 152 ont été traités par TRT afin d’améliorer leur fonction sexuelle. 

Les données sur l’antigène prostatique spécifique (Prostate Specific Antigen, PSA), le grade et le stade ont été recueillies de manière prospective. La RBC a été définie comme deux valeurs de PSA consécutives de 0,2 ng/dl ou supérieures.

Après un suivi médian de 2,75 ans, 9,9 % des patients sous TRT ont développé une RBC contre 23,5 % des patients du groupe n’étant pas sous TRT (P 

« Nous n’en sommes pas encore à suggérer qu’il faut modifier les méthodes de traitement, mais nous en sommes à un point où nous devons remettre en question le tabou contre l’utilisation de la testostérone dans le cadre du traitement du cancer de la prostate, en particulier pour les patients à faible risque après une prostatectomie radicale », a déclaré l’auteur de l’étude, le professeur Thomas Ahlering, de l’Université de Californie (University of California), aux États-Unis.