EAU 2019 : le traitement par privation androgénique pourrait déclencher la dépression chez les hommes atteints d’un cancer de la prostate


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Les hommes qui ont fait l’objet d’une prostatectomie radicale et qui reçoivent par la suite un traitement par privation androgénique (TPA) pourraient nécessiter des mesures préventives pour réduire leur risque de dépression, selon une nouvelle étude présentée à l’occasion du congrès de l’Association européenne d’urologie (European Association of Urology, EAU). 

L’étude a inclus 5 570 hommes issus du Registre danois sur le cancer de la prostate, qui avaient fait l’objet d’une prostatectomie radicale, parmi lesquels 773 avaient été traités pour une dépression après la chirurgie. 

Par rapport aux hommes n’ayant pas fait l’objet de traitements ultérieurs, les auteurs ont découvert que le TPA a augmenté le risque de dépression (risque relatif [RR] : 1,8 ; IC à 95 % : 1,4–2,3 ; P 

« Il s’agit d’une vaste étude qui montre que le traitement du cancer de la prostate peut déborder et entraîner d’autres problèmes. Nous devons avoir conscience de cette possibilité », a déclaré le secrétaire général adjoint de l’EAU chargé de l’éducation, le professeur Hendrik Van Poppel. « Cette étude plaide en faveur d’une approche multidisciplinaire pour traiter le cancer de la prostate et souligne l’intérêt de suivre des recommandations basées sur les données probantes pour essayer de faire en sorte que le patient reçoive des soins complets », a ajouté le professeur Van Poppel.