EAU 2019 : la ménopause précoce est associée à un risque plus élevé de cancer de la vessie


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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La ménopause précoce est associée à un risque plus élevé de cancer de la vessie (CV), principalement chez les fumeuses, selon une recherche présentée ce week-end à l’occasion de l’édition 2019 de la conférence de l’Association européenne d’urologie (European Association of Urology, EAU) à Barcelone, en Espagne.

La population de l’étude comportait un total de 106 138 et 113 974 infirmières autorisées à exercer qui participaient à l’Étude sur la santé du personnel infirmier (NHS) et à l’étude NHS II, respectivement. Les facteurs reproductifs et hormonaux, les antécédents de tabagisme et d’autres données pertinentes ont été enregistrés dans le cadre de questionnaires auto-administrés tous les deux ans.

Durant un suivi allant jusqu’à 36 ans, 441 cas de CV incidents ont été confirmés. Dans l’étude NHS, 22 566 (21,3 %) des femmes étaient ménopausées à l’inclusion, contre 2 723 femmes (2,4 %) dans l’étude NHS II. Parmi les femmes de l’étude NHS, par rapport à celles dont la ménopause est survenue à l’âge de 50 ans ou plus, un plus jeune âge à la ménopause (inférieur à 45 ans) a été associé à un risque accru de CV (risque relatif d’incidence [RRI] corrigé pour prendre en compte plusieurs variables : 1,41 ; IC à 95 % : 1,11–1,81 ; Ptendance = 0,01), en particulier chez les femmes ayant déjà fumé (RRI pour un âge à la ménopause inférieur à 45 ans : 1,53 ; IC à 95 % : 1,15–2,04 ; Pinteraction = 0,16).

L’âge à la ménarche, la parité, l’âge à la première naissance, l’utilisation d’un contraceptif oral et l’utilisation postménopause d’hormones n’ont pas été associés au risque de CV.

L’impact protecteur potentiel de l’allongement des années de reproduction sur le risque de CV apporte de nouvelles données probantes à la compréhension du dimorphisme sexuel dans le cadre du CV.