EAU 2019 : l’embolisation de l’artère prostatique est-elle l’avenir du traitement de l’HPB ?


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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L’embolisation de l’artère prostatique (EAP) gagne actuellement en popularité pour le traitement des symptômes des voies urinaires basses dus à une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), grâce à la capacité à pratiquer l’intervention sous anesthésie locale, à la sortie de l’hôpital rapide des patients et au maintien de l’éjaculation.

À l’occasion du congrès 2019 de l’Association européenne d’urologie (European Association of Urology), des chercheurs en Italie ont présenté l’une des plus importantes séries au monde d’EAP pratiquées dans un seul centre. L’étude a inclus 278 patients non éligibles à la chirurgie, avec sonde urinaire à demeure (SUD), réfractaires aux médicaments, avec saignements récurrents associés à l’HBP ou soucieux d’éviter le risque d’éjaculation rétrograde.

La durée moyenne de l’intervention était de 140,58 minutes. Tous les patients sont sortis de l’hôpital le lendemain de l’intervention. Aucune complication intra-opératoire ou périopératoire n’est survenue.

Parmi l’ensemble des patients, 197 (70,8 %) se sont plaints de brûlures à l’urètre dans les 48 heures ayant suivi l’intervention. Deux patients ont rapporté une gêne au rectum (0,7 %).

Parmi les patients sans SUD (n = 118), 4 ont rapporté une hémospermie, qui s’est résolue de façon spontanée après 2 mois. Aucun cas de dysérection n’a été rapporté.

La sonde a été retirée avec succès 15 jours après l’EAP chez plus de 76 % des patients avec SUD.

Des améliorations significatives ont été constatées au niveau du score international des symptômes de la prostate (International Prostate Symptom Score), de la qualité de vie, du flux urinaire maximal et du volume résiduel postmictionnel.