EASL 2018 – VHC : Comment gérer les échecs thérapeutiques en 2018 ?


  • Actualités des congrès en Hépatite C
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir 

  • Dans de rares situations, le traitement de l'hépatite C (VHC) peut échouer. Des stratégies internationales de retraitement ont été publiées pour répondre à ce genre de problèmes. Les options thérapeutiques dépendent essentiellement du traitement antérieur (inhibiteurs du NS5A, PI ou les deux schémas thérapeutiques) et de l'exposition préalable à un médicament de 1ère ou de 2ème génération.
  • Il n'a y pas de consensus de stratégie sur l'occurrence d'échec de traitements de sauvetage à ce jour.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les essais cliniques de phase 3 indiquent un taux d'échec thérapeutique de 4 % pour le VHC, mais ce pourcentage s'étend de 4 à 10 % dans les cohortes de populations réelles1.

Points essentiels

  • La plupart des échecs sont observés chez les patients présentant le génotype VHC 1a ou 1b traités par l'association sofosbuvir/lédipasvir pendant 8 semaines, ou chez les patients cirrhotiques traités par des antiviraux à action directe quelconques. Dans le cas du groupe évoqué en dernier, le développement d'une résistance multiple a été signalé, ce qui complique encore le retraitement, même si le profil de résistance n'influence pas le choix du traitement ou le résultat.
  • L'échec doit être confirmé avant d'initier un retraitement. Il est également nécessaire d'examiner une réinfection et tous les autres facteurs de causalité potentiels.
  • Les options de retraitement dépendent du schéma thérapeutique antérieur :
    • Association sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir (SOF/VEL/VOX) pour tous les patients exposés antérieurement à des inhibiteurs du NS5A (selon les recommandations de l'EASL)
    • Association SOF/VEL et glécaprévir/pibrentasvir (G/P) uniquement pour les patients non exposés aux inhibiteurs du NS5A (selon les directives de l'AASLD/IDSA)
    • Association SOF/VEL + RBV pendant 24 semaines pour les patients décompensés (les options sont limitées car le PI est nécessaire pour traiter ces patients. L'association SOF/VEL/VOX peut être utilisée, mais avec une extrême précaution)
  • Un échec des schémas thérapeutiques de sauvetage peut se produire et aucune option de traitement n'a été clairement définie. Cependant, les traitements d'association SOF + G/P ou SOF/VEL/VOX + ribavirine pendant 24 semaines sont des candidats potentiels