EASD 2018 — La chirurgie de bypass gastrique présente des avantages et des inconvénients à long terme dans le cadre du DT2


  • Robert Davies and Harry O'Connor
  • Actualités des congrès
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Cette étude confirme les avantages à long terme de la chirurgie de bypass gastrique (BPG) en matière de mortalité toutes causes confondues et de maladie cardiovasculaire (MCV) dans le cadre du diabète de type 2 (DT2).
  • Cependant, elle met également en avant de multiples événements indésirables associés au traitement.

Pourquoi est-ce important ?

  • La mise en place d’un soutien à long terme pour les patients atteints de DT2 après une chirurgie de BPG pourrait optimiser les bénéfices de cette intervention et neutraliser certains événements indésirables.

Protocole de l’étude

  • Étude de cohorte observationnelle, réalisée à l’échelle nationale et appariée, examinant les résultats postopératoires de la chirurgie de BPG dans le cadre du DT2.
  • Les bases de données nationales ont été utilisées, notamment le Registre scandinave de l’obésité (SoReg) et le Registre national du diabète (NDR).
  • Au total, 10 642 patients obèses atteints de DT2 ont été suivis pendant une période maximale de neuf ans. Parmi eux, 5 321 patients avaient subi une chirurgie de BPG et un nombre égal n’avait pas subi une telle intervention.
  • Financement : Université de Göteborg.

Principaux résultats

  • Réductions de la mortalité toutes causes confondues de 49 %, des MCV de 34 %, de l’insuffisance cardiaque congestive de 51 % et du diagnostic de cancer de 22 %.
  • Les résultats associés au diabète ont également été améliorés.
  • Certains événements indésirables étaient plus fréquents dans le groupe de traitement, notamment une augmentation des affections psychiatriques de 33 %, une multiplication par trois du risque de malnutrition et des diagnostics en lien avec l’alcool, une multiplication par deux du risque d’anémie et une multiplication par près de dix des occlusions intestinales.
  • Les troubles gastro-intestinaux nécessitant une intervention chirurgicale étaient plus fréquents dans le groupe de traitement.

Limites

  • Étude non randomisée.
  • Non appariée avec exactitude au début de l’étude pour l’âge, l’IMC et les facteurs socio-économiques (écart-type moyen > 0,1).