EADV : Effets favorables d’un laser photodynamique dans le traitement des verrues génitales

  • Dr Roseline Péluchon

  • JIM Actualités des congrès
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Les verrues génitales sont l'une des formes les plus fréquentes de l'infection génitale à papillomavirus (HPV). Il est constaté une tendance à l'augmentation de l'incidence de ces verrues, non seulement du fait de la forte prévalence des infections à HPV, mais aussi d'autres facteurs favorisant une immunodéficience secondaire. De ce fait, l'un des axes de recherche est actuellement d'explorer de nouvelles méthodes thérapeutiques qui réduiraient la charge virale et restaureraient l'immunité. Une équipe d'Ouzbékistan présente les résultats d'une étude destinée à étudier l'influence du laser photo-dynamique de faible intensité sur les tissus génitaux après l'ablation de verrues.
Au total 33 patientes âgées de 18 à 32 ans ont été incluses, suivies pour des verrues génitales depuis quelques jours à quelques mois. Vingt deux d'entre elles présentaient une forme récidivante (de 1 à 5 rechutes). Une co-infection était recherchée par PCR et toutes les patientes traitées pour cette éventuelle co-infection, puis par une coagulation de lésions au laser CO2 suivie par une série de 10 séances de laser photodynamique sans contact avec un sensibilisant au bleu de méthylène.

Toutes les patientes étaient porteuse de l'un ou l'autre type de papillomavirus, principalement les 6,11 et 42) et 8 étaient porteuses des 16,18, 31 ou 33. Les infections concomitantes étaient nombreuses, notamment par Candida albicans (66,7 %), Gardnerella vaginalis (54,5 %), Ureaplasma Urealyticum (42,4 %), Enterobacter-12 (36,4 %) et S Epidermidis (30,3 %).

Les auteurs décrivent, après l'application de laser photodynamique, une rapide diminution des phénomènes inflammatoires suivant la coagulation initiale au laser CO2, un soulagement de la douleur et une cicatrisation plus rapide de la surface concernée. Il apparaît aussi une négativation des tests PCR, dans 75,8 % des cas d'infections à HPV 6,11 et 42 et dans la moitié des cas pour les HPV oncogènes 16 et 18.