EACS 2019 – La prévalence et les issues des grossesses : l’évolution de la situation en Europe sur une période de 20 ans


  • Cristina Ferrario — Agenzia Zoe
  • Conference Reports
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À retenir

  • Une grossesse a été rapportée par 20 % des femmes dans l’étude EuroSIDA.
  • Des différences significatives ont été observées entre les régions, avec une prévalence plus élevée en Europe de l’Est.
  • Une surveillance supplémentaire des femmes vivant avec le VIH (FVVIH) en Europe est justifiée.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le taux de fécondité et l’issue des accouchements révèlent une amélioration de la santé des FVVIH en Europe, mais un certain degré d’incertitude demeure en ce qui concerne le taux de grossesse et leur issue.
  • Ces données pourraient permettre l’égalité d’accès aux soins.

Protocole de l’étude

  • EuroSIDA : une étude de cohorte prospective observationnelle ; plus de 22 000 personnes infectées par le VIH dans 35 pays d’Europe, en Israël et en Argentine.
  • Les informations concernant les grossesses ont été recueillies au cours de la période 1996–2015 par audit transversal annuel des grossesses et de leur issue.
  • L’analyse portait sur les femmes de 16 à moins de 50 ans pour lesquelles des informations concernant une grossesse étaient disponibles au moins pour une année de l’étude.

Principaux résultats

  • Des informations concernant la grossesse étaient disponibles pour 76,2 % des 5 535 femmes incluses dans l’étude.
  • 1 315 grossesses ont été rapportées : 24,3 % entre 1996 et 2002, 43,8 % entre 2003 et 2009, et 31,9 % entre 2010 et 2015.
  • La proportion la plus élevée de femmes ayant débuté une grossesse a été observée en Europe de l’Est (28,1 %).
  • En ce qui concerne l’ensemble des 5 régions européennes, la proportion de femmes ayant débuté une grossesse a diminué entre la période 2003–2009 (17,3 %) et la période 2010–2015 (12,6 %).
  • Probabilité de grossesse : plus faible au cours de la période 1996–2002, en Europe du Sud, du Centre-Est et de l’Est, chez les femmes plus âgées, chez les femmes présentant une faible numération des CD4 ou ayant reçu un diagnostic antérieur de pathologie définissant le SIDA ; plus élevée chez les femmes ayant eu une grossesse antérieure ou celles infectées par le VHC.
  • Issues de 999 grossesses (1996–2014) : naissances viables (69 %), dont 49,5 % négatives pour le VIH, 3,3 % positives pour le VIH, et 47,1 % pour lesquelles le statut VIH n’était pas connu.
  • 7 morts in utero, 103 avortements spontanés et 199 avortements médicaux.

Limites

  • Le suivi n’était pas longitudinal.
  • Les informations concernant l’issue des grossesses étaient limitées.
  • La proportion de femmes pour lesquelles des informations concernant une grossesse étaient disponibles variait selon les pays.
  • Peu de personnes d’origine ethnique autre que blanche.