Dyspnée d’apparition aiguë : l’échographie au chevet du patient permet de gagner du temps et d’améliorer les résultats

  • Univadis
  • Clinical Summary
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Pour les patients se présentant pour des soins aigus pour cause de dyspnée d’apparition aiguë, l’échographie sur le lieu de soins (point-of-care ultrasound, POCUS) est associée à un diagnostic et à un traitement plus précoces, à un séjour plus court et à un traitement plus adapté.
  • Les auteurs recommandent d’employer la POCUS de manière systématique pour ces patients plutôt que seulement en cas d’incertitude diagnostique.
  • Ils soulignent également l’importance de normaliser les protocoles de POCUS.

Pourquoi est-ce important ?

  • La cause sous-jacente de la dyspnée aiguë peut être difficile à discerner.
  • Elle est associée à un taux de mortalité à 30 jours compris entre 8 % et 13 %.
  • La précision de la POCUS est comparable à celle de la radiographie du thorax.
  • De nombreuses études ont examiné la précision diagnostique de la POCUS ; celle-ci s’est concentrée sur les résultats cliniques.

Méthodologie

  • Une revue systématique et une méta-analyse ont porté sur 8 essais contrôlés randomisés et 6 études observationnelles (n = 5 393).
  • Les études ont examiné l’utilisation de la POCUS chez les patients atteints d’une dyspnée aiguë dans plusieurs contextes, notamment les services d’urgences (SU), les unités de soins intensifs (USI) et les services hospitaliers.
  • Critères d’évaluation : le délai jusqu’au diagnostic, le délai jusqu’au traitement, la durée du séjour (DS).
  • Financement : Bureau national hongrois de Recherche, de Développement et d’Innovation.

Principaux résultats

  • Différences moyennes avec la POCUS, par rapport à l’absence de POCUS :
    • Délai jusqu’au diagnostic : 63 minutes plus tôt.
    • Délai jusqu’au traitement : 27 minutes plus tôt.
    • Durée du séjour en USI : 1,27 jour de moins.
  • La POCUS a également été associée à une probabilité 2,31 fois plus élevée de recevoir un traitement adapté.
  • Aucune différence significative entre les groupes n’a été observée au niveau de la DS à l’hôpital, de la DS au SU, du taux de réhospitalisation à 30 jours ou de la mortalité.

Limites

  • Les essais comparés, ainsi que les protocoles de POCUS, étaient souvent hétérogènes.
  • La certitude des données probantes était variable.
  • L’âge des participants allait de quelques mois (nourrissons) à plus de 59 ans.