DT2 : une réduction intensive de la PA systolique entraîne des bénéfices même dans le cas d’une PA diastolique basse

  • Ilkun OL & al.
  • Diabetes Care
  • 4 mai 2020

  • Par Miriam Tucker
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Chez les personnes atteintes d’un diabète de type 2 (DT2), des réductions intensives de la pression artérielle (PA) systolique (PAS) sont liées à une réduction du risque concernant les maladies cardiovasculaires (MCV) faisant partie d’un critère d’évaluation composite.
  • Le bénéfice est constaté quelle que soit la PA diastolique (PAD) à l’inclusion en présence d’un contrôle glycémique standard, bien que le risque augmente légèrement dans le cas d’une PAD basse et d’un contrôle glycémique intensif.

Pourquoi est-ce important ?

  • Dans le cadre du DT2, une PAD basse a été associée à de moins bons résultats liés aux MCV, ce qui laisse un doute quant à la sécurité de l’intervention visant à faire baisser la PAS à moins de 130 mmHg.

Protocole de l’étude

  • L’essai randomisé contrôlé ACCORD BP sur les mesures visant à contrôler le risque cardiovasculaire par le biais de la PA dans le cadre du diabète a examiné les effets de la PAS (inférieure à 120 mmHg, contre inférieure à 140 mmHg) et du contrôle glycémique (taux de HbA1c inférieur à 6 %, contre 7,0–7,9 %) sur les événements cardiovasculaires dans le cadre du DT2 (n = 4 731).
  • Financement : Centre national américain de ressources pour la recherche (National Center for Research Resources).

Principaux résultats

  • Des réductions intensives de la PAS ont été associées à une diminution du risque concernant les MCV faisant partie du critère d’évaluation composite (RR ; IC à 95 %) avec un contrôle glycémique standard : 
    • 0,76 (0,59–0,98).
  • Aucune réduction n’a été constatée avec un contrôle glycémique intensif :
    • 1,06 (0,81–1,40).
  • L’effet de l’intervention sur la PAS concernant le résultat relatif aux MCV n’a pas présenté de lien avec la PAD à l’inclusion, que ce soit avec le contrôle glycémique standard (P = 0,67) ou intensif (P = 0,85).
  • L’intervention intensive sur la PAS et la PAD à l’inclusion ont montré des associations similaires pour le risque de MCV faisant partie du critère d’évaluation composite entre les deux groupes de contrôle glycémique (P = 0,83 pour l’interaction tridirectionnelle).
  • Dans le groupe du contrôle glycémique intensif, le risque de mortalité toutes causes confondues (RR ; IC à 95 %) avec l’abaissement intensif de la PAS et en fonction de la PAD à l’inclusion était :
    • inférieur ou égal à 70 mmHg : 1,93 (1,18–3,14) ;
    • supérieur à 70 mmHg : 0,99 (0,64–1,53).

Limites

  • Analyse post-hoc.