Douleur et cancer : un phénomène important, sous-évalué, et mal pris en charge lors de radiothérapie.

  • Bull Cancer

  • Par Laurence Rous
  • Actualités médicales
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A retenir

  • La sous-estimation de la douleur en radiothérapie.
  • La nécessité de mettre en place une consultation, notamment lors de cancer ORL, et de former les manipulateurs en radiothérapie pour jouer le rôle de référent-douleur tout au long de la prise en charge du patient.

Pourquoi est-ce important ?

  • La réalisation majoritairement en ambulatoire sans infirmiers de la radiothérapie rend complexe l’évaluation, le suivi, et la prise en charge de la douleur chez les patients traités par radiothérapie.

Conception de l’étude

  • Afin de faire un état des lieux de la douleur en radiothérapie, une enquête a été menée auprès de tous les patients en cours de traitement le 26 septembre 2017 au centre hospitalier Métropole Savoie de Chambéry.
  • Questionnaire (10 questions) élaboré en partenariat avec l’unité de douleur soins palliatifs

Principaux r ésultats

  • Sur les 91 patients présents et interrogés, 39,6% avaient un cancer du sein, 19,8% un cancer ORL, et 13,2% un cancer de la prostate ; 79% avaient une radiothérapie néo-adjuvante, 6% une radiothérapie antalgique, et 6% une radiothérapie palliative hors contexte douloureux.
  • 7,7% déclaraient avoir une douleur pendant les séances.
  • 63,7% (100% lors de traitement du canal anal, encéphale, endomètre et œsophage ; 85,7% lors de métastases osseuses ; 83,3% lors de cancer ORL) déclaraient avoir une douleur en dehors des séances ; 70,7% d’entre eux avaient un traitement antalgique (palier I : 53,6%), et 5% avaient un traitement spécifique des douleurs neuropathiques.
  • 68,2% des patients traités considéraient leur traitement comme efficace.
  • 51,6% des patients connaissaient l’existence d’une unité spécialisée douleur ; 5,5% s’étaient vus proposer une consultation douleur.

Limites

  • Traitements chimiothérapeutiques concomitants non renseignés.