Données sur le taux d’incidence de la maladie pneumococcique chez les patients immunodéprimés

  • van Aalst M & al.
  • Travel Med Infect Dis
  • 31 mai 2018

  • Par Priscilla Lynch
  • Résumés d'articles
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Une revue systématique et une méta-analyse publiées dans la revue Travel Medicine and Infectious Diseases fournissent les premières données du genre sur le taux d’incidence nettement plus élevé de la maladie pneumococcique invasive (MPI) chez des sous-groupes de patients immunodéprimés, par rapport à la population en bonne santé.

Une méta-analyse à effets aléatoires de 38 études (identifiées dans PubMed et Embase) a montré une incidence combinée de la MPI de 331/100 000 personnes-années chez les patients porteurs du VIH à l’ère tardive des traitements antirétroviraux dans des pays non africains (IC à 95 % : 241,9–452,8) ; 318/100 000 en Afrique du Sud (IC à 95 % : 258,6–392,1) ; 696 (IC à 95 % : 243,5–1 987,3) et 812/100 000 (IC à 95% : 555,6–1 185,6) chez les patients ayant fait l’objet d’une transplantation de cellules souches autologues ou allogénéiques, respectivement ; 414/100 000 chez les patients ayant reçu une transplantation d’organe solide (IC à 95 % : 98,7–1 731,9) ; et de 65/100 000 chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques (IC à 95 % : 36,8–114,2).

Dans les cohortes de témoins en bonne santé, l’incidence combinée de la MPI a été de 10/100 000 (IC à 95 % : 7,8–13,8).

La revue systématique de l’étude a évalué les taux de MPI chez des patients immunodéprimés issus de 45 études rapportant une incidence ou un taux de MPI (la maladie étant définie comme l’isolement de Streptococcus pneumoniae à partir d’un site normalement stérile).

Étant donné que les taux d’incidence de la MPI chez les populations immunodéprimées n’ont pas, à la connaissance des auteurs de l’étude, été analysés de manière exhaustive auparavant, les données obtenues pourraient fournir une meilleure justification au fait de donner la priorité à la vaccination antipneumococcique pour les sous-groupes de patients immunodéprimés.