Données à 96 semaines sur la nouvelle association anti-VIH à base de bictégravir


  • Caroline Guignot
  • Actualités Médicales
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Messages principaux

  • Une étude de non-infériorité a comparé l’association bictégravir -emtricitabine -ténofovir -alafénamide au traitement standard par dolutégravir -abacavir -lamivudine à 96 semaines.
  • Le taux de patients atteignant moins de 50 et moins de 20 copies/mL était comparable dans les deux groupes (respectivement 88 vs 90 % et 83 vs 85%).
  • Le profil d’efficacité et de tolérance déjà décrit à 48 semaines était confirmé.

 

Une étude multicentrique de non-infériorité a décrit que l’efficacité à long terme de la nouvelle association bictégravir-emtricitabine-ténofovir-alafénamide contre le VIH-1 était équivalente à celle du traitement de référence (dolutégravir-abacavir-lamivudine). En effet, après 96 semaines, 88% des 314 patients du groupe bictegravir avaient moins de 50 copies/mL d’ARN-VIH, contre 90% des 315 patients du groupe dolutégravir (différence −1,9% [-6 ,9 à 3,11]) et la proportion des participants sous le seuil des 20 copies/ml était de 83% contre 85% (différence –1,2% [–6,9 à 4,6]). Cette efficacité était associée à un taux de LT CD4 comparable à l’issue du suivi (287 vs 288/μL respectivement).

Cette étude, parue dans le Lancet HIV , confirme donc les résultats de non-infériorité à 48 semaines déjà décrits concernant cette association. Les patients présentant un rebond de la charge virale au cours de l’étude restaient rares, et aucune résistance nouvelle n’a été observée.

En termes de tolérance, les principaux évènements indésirables étaient les diarrhées (15%) et les maux de tête (13%) puis les nausées, ces dernières étant moins fréquentes que dans le groupe contrôle (11% vs 24%). Les auteurs rapportaient aussi des évènements indésirables liés aux médicaments globalement moins fréquents dans le groupe bictégravir (28% vs 40%, p=0,002). Enfin, aucun cas de tubulopathie rénale proximale ou de syndrome de Fanconi n'a été signalé dans l’un ou l’autre des deux groupes à l’issue des 96 semaines.

Aussi, les auteurs concluent que l’association « peut être utilisée chez les personnes co-infectées par le virus de l’hépatite B et avec un DFGé aussi faible que 30 mL/min et ne nécessitent pas de dépistage du HLA-B*5701 » qu’impose habituellement le traitement par abacavir.