DMP : mode d’emploi


  • Serge Cannasse
  • Actualités Médicales
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Quatorze ans après son lancement, le DMP (Dossier Médical Partagé) serait-il en passe de devenir une réalité ? Une phase d’expérimentations menée en 2017 dans 9 départements avait permis de dépasser le million de dossiers. Au 30 octobre de 2018, 1.882.503 personnes en disposaient. Les pouvoirs publics estiment qu’elles seront plus de 40 millions d’ici 5 ans.

L’Assurance maladie, à qui a été confiée la gouvernance du DMP, et la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) en publient un mode d’emploi.

Les informations contenues dans un DMP sont l’historique des soins des deux dernières années, alimenté automatiquement par l’Assurance maladie, la liste des éventuelles pathologies et allergies et des traitements médicamenteux suivis, les comptes rendus d’hospitalisation et de consultation ainsi que les résultats des examens pratiqués (biologie, radiologie, etc). L’assuré peut y joindre des documents.

Tout assuré peut ouvrir un DMP, qui n’est pas obligatoire, sur le site dédié , à l’accueil de son organisme d’assurance maladie, en pharmacie ou auprès d’un professionnel de santé équipé des outils informatiques adaptés, après avoir notifié son consentement. Il peut le fermer ou le réactiver à tout moment. Actuellement, la création d’un DMP pour les mineurs s’effectue uniquement chez les professionnels de santé ou à l’accueil d’une caisse de sécurité sociale.

L’assuré choisit les professionnels de santé qui y ont accès. Il peut même masquer une information, qui reste cependant disponible pour son médecin traitant. Les soignants ont accès aux seules informations du DMP qui leur sont utiles, en fonction de leurs compétences. Les médecins du travail et les médecins-conseils des organismes d’assurance n’y ont pas accès, ainsi que les laboratoires pharmaceutiques, les assurances et mutuelles, les banques, etc.

Pour les professionnels, l’accès se fait par leur carte professionnelle de santé. Pour les patients, il requiert la saisie d’un identifiant, d’un mot de passe et d’un code d’accès à usage unique, envoyé sur leur téléphone portable ou par courriel.