DMO et incidence des fractures du poignet sous abaloparatide : données à 43 mois d’ACTIVExtend


  • Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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Messages principaux

  • Les gains de densité minérale osseuse (DMO) observés au niveau ultradistal sous abaloparatide vs placebo dans l’étude ACTIVE après 18 mois de traitement sont maintenus sous alendronate, selon les données de l’étude d’extension ACTIVExtend. À l’inverse, la diminution de la DMO au niveau du tiers proximal du radius dans les deux groupes a été maintenue.

L’abaloparatide (ABL) est un analogue du récepteur de la PTH de type 1 qui stimule le remodelage osseux. Il a été étudié dans ACTIVE, une étude randomisée de phase 3, menée en double aveugle chez des femmes ménopausées présentant une ostéoporose et des antécédents de fracture vertébrale ou périphérique. Celle-ci avait montré que l’incidence de nouvelles fractures vertébrales et non vertébrales était réduite sous ABL vs placebo à 18 mois, avec une DMO significativement plus élevée par rapport à l’inclusion dans le groupe ABL vs placebo. Une analyse pré-spécifiée de ces données avait également montré que la DMO des patientes au niveau du radius ultradistal était augmentée par l’ABL vs placebo ou tériparatide (TPT) alors qu’elle diminuait au niveau du tiers proximal quel que soit le traitement.

L’extension de l’étude en ouvert combinant l’ABL ou le placebo à l’alendronate (ALN) a permis de suivre ces paramètres afin de porter le suivi à 43 mois. Les données ont été publiées dans Osteoporosis International .

Méthodologie

ACTIVE avait recruté 2.463 femmes ménopausées âgées de 49 à 86 ans souffrant d'ostéoporose et randomisées 1:1:1 durant 18 mois entre l’ABL 80 μg SC 1 fois par jour, le placebo ou un traitement ouvert avec TPTD 20 μg/j. À la fin de l'étude, les participants des deux groupes en aveugle (ABL et placebo) se sont vus proposer de participer à l’extension de l'étude (ALN 70 mg une fois par semaine pendant 24 mois).  L’objectif était d’évaluer la DMO au niveau radial et le risque spécifique de fracture du poignet.

Principaux résultats

Avant l’extension de l’étude, l’issue de la première phase de l’étude La DMO au niveau ultradistal du radius était augmenté de 1,1% dans le bras ayant reçu initialement ABL alors qu’il était diminué de 0,8% pour ceux qui avaient initialement reçu le placebo (p

Sur le plan clinique, 2,8% des femmes du groupe ayant initialement reçu l’ABL et 3,6% de celles ayant été placées sous placebo ont présenté une fracture du poignet au cours d’ACTIVExtend soit un HR de 0,77 ([0,39-1,50], non significatif). Cette différence non significative pourrait s’expliquer par un manque de puissance de l’étude, étant donné le faible nombre de fractures survenues durant le suivi.

Cette étude suggère une potentielle corrélation entre la valeur de DMO au niveau ultradistal, et le risque de fracture du poignet.