DISSCO : diacéréine versus celecoxib dans la gonarthrose

  • Pelletier JP & al.
  • Rheumatology (Oxford)
  • 10 juin 2020

  • Par Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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Messages principaux

  • Selon l’étude DISSCO, un traitement par diacéréine durant 6 mois n'est pas inférieure à 6 mois de célécoxib dans la prise en charge de l'arthrose primaire du genou associée à une douleur modérée à forte. Le premier est cependant associé à une fréquence supérieure de diarrhées.

L’efficacité de la diacéréine et celle du célécoxib ont été décrites dans le cadre d’études cliniques randomisées versus placebo, mais aucune ne les a comparés directement. DISSCO est une étude clinique randomisée multicentrique conduite dans cet objectif.

Elle a recruté des patients de plus de 50 ans, présentant une gonarthrose douloureuse (stade II-III sur l’échelle Kellgren-Lawrence) associée à une douleur modérée à sévère à la marche (au moins 4 sur une échelle cotée de 0 à 10). Ils ont été randomisés entre la diacéréine (50 mg 2 fois par jour) et le célécoxib (200 mg 1 fois par jour) pendant 6 mois. Les patients avaient le droit de prendre jusqu'à 2 g/jour de paracétamol en traitement de secours, sauf dans les 48 heures précédant l'évaluation clinique. L'objectif principal d’évaluation était la non-infériorité du premier par rapport au second sur la diminution de la douleur mesurée sur la sous-échelle de douleur de l'indice WOMAC à six mois de traitement.

Au total, 380 patients ont été randomisés (63-64 ans, 72-75% de femmes), parmi lesquels 376 ont été inclus dans l’analyse de sécurité, 370 dans l'analyse en intention de traiter (ITT), et 288 en analyse per protocole (PP). Les caractéristiques des patients à l’inclusion étaient similaires dans les deux groupes, avec notamment un score moyen de douleur WOMAC de 28,7 et 27,0 pour la diacéréine et le célécoxib respectivement, et une intensité de la douleur sur une échelle visuelle analogique de 6,5 et 6,4 respectivement.

L’analyse PP montre que la douleur (WOMAC) a diminué de 11,1 points dans le groupe diacéréine et 11,8 points dans le groupe célécoxib (p significatif, non-infériorité vérifiée). Les conclusions issues des résultats en ITT étaient comparables. Le recours aux antalgiques de secours était comparable entre les deux bras de l’étude. Par ailleurs, le taux de patients présentant des évènements indésirables liés au traitement était supérieur dans le groupe diacéréine (26,3% vs 17,4%), essentiellement des diarrhées. L'effet du traitement sur la douleur a été observé dès le 60 e  jour et a été maintenu sur le reste de la durée de l'étude.