Différents groupes de cellules mémoire CD4+ ne donnent qu’une faible induction des virions à partir des provirus latents VIH-1


  • Heather Mason
  • Actualités Médicales
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Le réservoir des provirus VIH-1 latents au sein des lymphocytes T CD4+ constitue le principal obstacle à la guérison du VIH par les traitements antirétroviraux.

Des chercheurs américains ont étudié les sous-populations de lymphocytes T CD4+ de 10 patients VIH sous traitement antirétroviral. Ils ont voulu évaluer l'hypothèse selon laquelle parmi ces derniers, certains sous-groupes cellulaires contenant des provirus latents peuvent proliférer in vivo sans produire de virion. Si cette hypothèse est vérifiée, cela expliquerait pourquoi le virus échappe à l’immunité, et cela compliquerait certaines approches thérapeutiques en développement.

Ces chercheurs ont mené des tests par Quantitative Viral Outgrowth Assay (QVOA) pour évaluer la réplication virale à partir des CD4+ : ils ont décrit une faible induction des provirus VIH-1 dans les conditions expérimentales. "La latence peut être initialement due au manque de facteurs hôtes clés nécessaires à l'expression des gènes du VIH", selon le Dr Robert F. Siliciano qui a dirigé ce travail. Des changements épigénétiques peuvent contribuer à rendre l'expression des gènes du VIH silencieuse, et conduire à un état de latence virale plus profond. Aussi, les sujets qui ne seraient pas observants vis-à-vis de leur traitement antirétroviral pourraient affronter une explosion de la réplication virale à partir de l’un de ces pools latents de provirus.

Il apparaît à travers cette étude que les différentes sous-populations de cellules CD4+ mémoires présentent des provirus VIH-1 intacts, aptes à produire de nouveaux virions : cellules T mémoire, cellules T effectrice… Selon le chercheur, "la latence surviendrait lorsque des cellules T activées sont infectées alors qu'elles reviennent à