Diabète : la perte de poids pourrait ne pas toujours être une bonne chose

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Même si la perte de poids réduit le risque à long terme de maladie cardiovasculaire et de mortalité d’origine cardiovasculaire pour la majorité des patients atteints de diabète de type 2 (DT2), une intervention visant la perte de poids pourrait entraîner des résultats extrêmement moins favorables pour un petit sous-groupe de patients. 

Telle est la conclusion des auteurs d’une nouvelle étude, publiée dans la revue The Lancet Diabetes & Endocrinology, qui ont utilisé des techniques d’apprentissage automatique pour analyser des données de l’essai Look AHEAD (Action for Health in Diabetes ou Plan d’action pour la santé dans le cadre du diabète), qui a été interrompu en 2012, car les résultats n’avaient pas atteint la significativité statistique.

Même si 85 % des participants de l’échantillon de l’étude ont présenté une réduction importante et cliniquement significative de la mortalité et de la morbidité cardiovasculaires durant une intervention intensive visant la perte de poids, 15 % des participants dont le diabète était bien contrôlé et ayant autorapporté un mauvais état de santé général ont présenté des effets négatifs qui ont conduit à un résultat global de l’étude neutre. Le sous-groupe a également rapporté une observance nettement moins bonne s’agissant du volet de l’intervention consacré à l’activité physique et a présenté une amélioration moindre pour plusieurs résultats de santé intermédiaires.

Les auteurs suggèrent que les taux de HbA1c et un questionnaire bref sur l’état de santé général pourraient permettre d’identifier les personnes atteintes de diabète de type 2 qui sont susceptibles de retirer le bénéfice le plus important d’une intervention intensive sur le mode de vie visant la perte de poids.