Deux mises au point françaises sur le lymphome anaplasique à grandes cellules associé à un implant mammaire

L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. Inscrivez-vous gratuitement

Dix-huit cas de lymphome anaplasique à grandes cellules associé à un implant mammaire (LAGC-AIM) ont été diagnostiqués en France depuis 2011 (sur 400 000 implantées). Un groupe d'experts de l'Institut national du cancer (INCa) s'est réuni en mars 2015 pour rédiger un consensus reposant sur l'expérience française et les données de la littérature (1). Parallèlement, la Société française de sénologie (SFSPM) a publié des informations pour la pratique clinique (2).

Le LAGC-AIM est une complication rare qui touche 1 à 2 femmes pour 10 000 porteuses d'implant(s) mammaire(s) (PIP) pendant 10 ans. Il surviendrait en moyenne 11 à 15 ans (2 - 37 ans) après la pose du 1er implant. Le plus souvent, il est révélé par une augmentation de volume du sein dû à un épanchement séreux (sérome) péri-prothétique important (2). Toutefois, ce signe n'est pas spécifique et un épanchement peu abondant est quasi systématique chez les PIP (2). Plus rarement, le LAGC-AIM est révélé par un syndrome tumoral.

Il semble exister deux formes de la maladie :

• le LAGC-AIM limité à la coque péri-prothétique, sans masse, traité par l'ablation de la capsule péri-prothétique mais nécessitant un suivi clinique attentif : tous les 4 mois dans les 2 premières années. Si une capsulectomie totale n'a pas pu être réalisée, un traitement complémentaire est à discuter ;
• le LAGC-AIM étendu, avec masse extra-capsulaire, de moins bon pronostic ; le risque d'extension et d'évolution systémique nécessite un traitement complémentaire (chimiothérapie ou radiothérapie).

L'échographie est l'examen de 1ère intention, à la recherche de signes: épanchement péri-prothétique, anomalie des contours ou du contenu de la prothèse, masse ou adénopathie.

L'IRM mammaire, peu contributive, est indiquée si on ...