Des taux bas et élevés de cholestérol HDL sont associés au risque d’infections graves


  • Dawn O'Shea
  • Univadis Actualités médicales
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Des taux bas et élevés de cholestérol HDL pourraient accroître le risque de maladies infectieuses graves, selon une nouvelle recherche.

L’étude, publiée dans la revue European Heart Journal, a analysé les données provenant de l’Étude de la population générale de Copenhague (n = 97 166) et de l’Étude sur le cœur dans la ville de Copenhague (n = 9 387). Le critère d’évaluation principal était la survenue de toute maladie infectieuse nécessitant une hospitalisation.

Les individus de l’Étude de la population générale de Copenhague ont été suivis pendant une durée médiane de six ans (intervalle : 0–11 ans). Un total de 8 282 individus (9 %) ont présenté un ou plusieurs événements de maladies infectieuses au cours du suivi. Les participants de l’Étude sur le cœur dans la ville de Copenhague ont été suivis pendant 20 ans (0–23 ans). Parmi eux, 2 904 (31 %) ont développé un événement de maladie infectieuse.

Un taux de cholestérol HDL inférieur à 0,8 mmol/l s’est avéré être associé à un risque d’infection accru de 75 %, par rapport à des taux de 2,2–2,3 mmol/l (risque relatif corrigé [RRc] : 1,75 ; IC à 95 % : 1,31–2,34). Des taux supérieurs à 2,6 mmol/l ont démontré un risque accru de 43 % (RRc : 1,43 ; IC à 95 % : 1,16–1,76). Les estimations du risque le plus élevé ont été constatées pour la gastroentérite et la pneumonie bactérienne.

Selon les auteurs, les résultats suggèrent que le cholestérol HDL pourrait jouer un rôle dans le bon fonctionnement du système immunitaire.