Des résultats positifs aux tests de dépistage des VPH ne sont pas toujours dus à une transmission sexuelle récente

  • Malagón T & al.
  • Clin Infect Dis

  • Univadis
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À retenir

  • Jusqu’à 43 % des détections d’infections incidentes par les virus du papillome humain (VPH) pourraient être dues à la réactivation d’infections antérieures latentes ou à des infections intermittentes par les VPH plutôt qu’à une transmission sexuelle récente.

Pourquoi est-ce important ?

  • Il importe d’effectuer plusieurs dépistages au cours de la vie. Des résultats négatifs à des tests de dépistage antérieurs ne signifient pas que le patient restera négatif, même en l’absence continue d’activité sexuelle.
  • Informez les patients qu’un résultat positif à un test de dépistage des VPH n’est pas nécessairement une indication d’activités sexuelles récentes ou de l’infidélité du/de la partenaire.

Principaux résultats

  • 544 événements incidents de détection de VPH spécifiques selon le type (femmes, n = 314 ; hommes, n = 230) ; durée de suivi médiane : 6,4 mois/participant (intervalle interquartile [IIQ] : 3,6–9,7) ; femmes : 8,6 mois (IIQ : 6,2–11,6) ; hommes : 5,2 mois (IIQ : 4,1–6,5 mois).
  • Attribution des cas de VPH :
    • 30 % des cas (intervalle de confiance [IC] à 95 % : 26–33 %) étaient dus à une transmission sexuelle du fait du/de la partenaire de l’étude et sont survenus au début de l’intervalle (c.-à-d., lors de la première des 2 visites de l’étude) ; 13 % des cas (IC à 95 % : 10–16 %) sont survenus à la fin de l’intervalle.
    • 14 % des cas (IC à 95 % : 11–18 %) étaient dus à une transmission sexuelle n’étant pas le fait du/de la partenaire de l’étude et sont survenus pendant l’intervalle.
  • Pour 43 % des cas (IC à 95 % : 38–48), la cause n’a pas pu être attribuée.
  • Facteurs déterminants :
    • 10 partenaires sexuels ou plus au cours de la vie : rapport des taux d’incidence (RTI) de 4,6 (IC à 95 % : 2,7–7,9).
    • Résultat positif pour au moins 1 type de VPH : RTI : 4,3 (IC à 95 % : 2,8–6,8).

Méthodologie

  • Une analyse de cohorte rétrospective a estimé la proportion de détections d’infections génitales par VPH incidentes attribuables à une transmission sexuelle récente, par rapport à une réactivation de l’infection.
  • Financement : Instituts de recherche en santé du Canada ; Instituts nationaux américains de la santé (National Institutes of Health, NIH) ; autres.

Limites

  • Il existe des biais d’erreurs de classification.
  • Les cas d’infection par VPH sexuellement transmis sont sous-estimés.
  • La puissance statistique est insuffisante.