Des polluants dans nos assiettes

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L'obésité, facteur de risque de troubles métaboliques dont le diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires, est un problème majeur de santé publique.

D'évolution pandémique, les prévisions de l'OMS estiment que 700 millions de personnes seront obèses en 2015.

L'obésité est une maladie multifactorielle. En plus des prédispositions génétiques et du mode de vie alliant excès alimentaire et sédentarité, un faisceau de preuves suggèrent l'implication des polluants alimentaires dans la survenue de troubles métaboliques et le développement de l'obésité.

Bien que la production de polluants organiques persistants soit limitée ou interdite ils restent présents dans tous les compartiments environnementaux du fait même de leur persistance. Deux d'entre eux (dioxine et PCB) s'accumulent au fil de la chaîne alimentaire selon un processus de bioaccumulation et se retrouvent dans nos assiettes.

D'autres polluants tels que les phtalates et le bisphénol A se dégradent plus rapidement mais du fait de leur production intensive notamment dans l'industrie du plastique, ils sont omniprésents dans notre quotidien.

Les doses journalières tolérables sont une estimation de la quantité qui, ingérée quotidiennement tout au long d'une vie, n'entraîne pas de risque pour la santé du consommateur. Il s'agit d'une référence en terme toxicologique mais qui s'avère insuffisante d'un point de vue endocrinien et métabolique.

Une équipe de chercheurs de l'unité INSERM U1060 a formulé l'hypothèse que les polluants alimentaires pouvaient aggraver les complications métaboliques d'une alimentation déjà trop riche ou trop grasse. Cette étude de preuve de concept sur un modèle expérimental est réalisée sur des souris dont l'originalit...