Des médicaments largement utilisés pourraient aider à traiter la maladie mentale grave


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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De nouveaux résultats suggèrent qu’un certain nombre de médicaments utilisés pour traiter des problèmes de santé physique courants pourraient également être bénéfiques pour les personnes atteintes d’une maladie mentale grave (MMG). 

Dans le cadre d’une nouvelle étude, des chercheurs ont examiné les données de dossiers médicaux de 142 691 patients en Suède atteints d’un trouble bipolaire, d’une schizophrénie ou d’une psychose non affective. Ils ont vérifié si les patients présentaient des taux plus faibles d’hospitalisation psychiatrique et d’automutilation pendant les périodes où ils s’étaient fait prescrire des inhibiteurs de l’hydroxy-méthyl-glutaryl-coenzyme A réductase (HMG-CoA-R), des antagonistes des canaux calciques de type L (CCTL) et des biguanides. 

Ils ont découvert que l’exposition à l’un des médicaments à l’étude était associée à une réduction des taux d’hospitalisation psychiatrique, par rapport aux périodes sans exposition. Une réduction des cas d’automutilation a par ailleurs été constatée chez les patients atteints d’un trouble bipolaire et d’une schizophrénie durant l’exposition à l’ensemble des médicaments à l’étude et chez les patients atteints d’une psychose non affective prenant des antagonistes des CCTL.

« Notre recherche fournit des données probantes supplémentaires indiquant que l’exposition à des inhibiteurs de l’HMG-CoA-R, à des antagonistes des CCTL et à des biguanides pourrait conduire à une amélioration des résultats cliniques pour les individus atteints d’une MMG », a déclaré l’auteur principal, le Dr Joseph Hayes du Collège universitaire de Londres (University College London), au Royaume-Uni. « Étant donné que ces médicaments sont couramment utilisés et qu’ils sont bien connus des médecins, il convient de les étudier de manière plus approfondie en tant qu’agents repositionnés pour les symptômes psychiatriques. »

Les résultats ont été publiés dans la revue JAMA Psychiatry