Des interventions sur le sommeil pourraient-elles atténuer la perte osseuse ?


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle étude a révélé qu’une durée de sommeil plus courte est liée à une densité minérale osseuse (DMO) plus faible et à un risque plus élevé d’ostéoporose. 

L’étude a inclus 11 084 femmes ménopausées issues de l’Initiative pour la santé des femmes (WHI), âgées en moyenne de 63 ans. Celles ayant déclaré dormir cinq heures ou moins par nuit avaient une DMO plus faible aux quatre sites évalués, à savoir le corps entier, la hanche totale, le col du fémur et la colonne vertébrale, par rapport aux femmes ayant déclaré dormir sept heures par nuit. 

Après une correction, les femmes ayant rapporté dormir cinq heures ou moins par nuit avaient un risque 22 % plus élevé de présenter une faible masse osseuse et un risque 63 % plus élevé de présenter une ostéoporose de la hanche. Des résultats similaires ont été observés pour la colonne vertébrale. Les auteurs ont noté que les associations entre le sommeil et la DMO étaient modestes. 

Selon les auteurs, qui ont présenté leurs résultats dans la revue Journal of Bone and Mineral Research, il est nécessaire de mener des études prospectives pour examiner si la durée de sommeil est associée à une perte de la DMO. « Si les études montrent qu’il existe un lien de causalité entre la durée de sommeil et la densité osseuse, des interventions visant à favoriser le sommeil pourraient servir à atténuer la perte osseuse chez les personnes à haut risque d’ostéoporose », ont-ils conclu.