Des footballeurs et la COVID au service de la vitamine D !

  • Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir

Pour la première fois, une étude a suivi les concentrations en vitamine D de jeunes footballeurs durant un an et a confronté ces données à la variation de leurs capacités physiques. Les résultats soulignent :

  • La diminution des concentrations sanguines en vitamine D en période de faible ensoleillement ;
  • Le confinement du printemps 2020 a impacté négativement la synthèse en vitamine D et les capacités physiques des joueurs ;
  • L’absence de bénéfice d’une supplémentation préventive en vitamine D.

Intérêt de ces données

La concentration en vitamine D (25-hydroxy-vitamine D (25(OH)D) est un marqueur important de la résorption osseuse et de l’état de santé. Cette vitamine intervient dans de nombreux processus de maturation, de différenciation et d’apoptose cellulaires. Son rôle sur les capacités physiques aérobiques reste encore débattu.

Méthodologie

Des jeunes joueurs de football (n=24, âge moyen 17,2 ans) ont été suivis au cours d’une année en Pologne. Leurs concentrations sériques en 25(OH)D, calcium, phosphore, parathormone ainsi que leurs capacités physiques en aérobie, leur rapidité et force explosive (capacité d’un muscle à déclencher une contraction maximale en un temps court) ont été mesurées à quatre moments différents de l’année (T1 : septembre 2019 ; T2 : décembre 2019 ; T3 : mai 2020 ; T4 : août 2020). Après T2, c’est-à-dire durant le confinement du printemps 2020 lié à la COVID-19, les joueurs ont été divisés en 2 groupes : un groupe supplémenté en vitamine D (5.000 IU/j durant 8 semaines), et un autre recevant un placebo. Le confinement est survenu de la mi-mars 2020 à la mi-mai 2020.

Principaux résultats

Les analyses ont mis en évidence une variation significative de tous les marqueurs sanguins mesurés dans le temps, ainsi que de la vitesse de course. Les valeurs les plus élevées en 25(OH)D ont été mesurées à la fin de l’été en Septembre 2019 (T1) et Août 2020 (T4). Les résultats confirment la variabilité des concentrations en vitamine D durant les saisons, avec une diminution significative durant les périodes de moindre ensoleillement et de confinement. Les meilleurs résultats de vitesse ont été obtenus en Août 2020 (T4), c’est-à-dire lorsque les concentrations en 25(OH)D étaient les plus importantes. La supplémentation par 5.000 IU/j de vitamine D durant 8 semaines n’a pas permis d’augmenter la concentration sérique en vitamine D, et les bénéfices physiques n’étaient pas significativement impactés.

Principale limitation

Faible nombre de participants.