Des extraits de canneberge augmentent la sensibilité aux antibiotiques de bactéries pathogènes

  • Maisuria VB, et coll.
  • Advanced Science
  • 28 mai 2019

  • Par Priscilla Lynch
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Des scientifiques ont démontré que les proanthocyanidines issues de la canneberge (cPAC) empêchent l'évolution de la résistance aux tétracyclines chez les bactéries pathogènes, rétablissent l'efficacité des antibiotiques dans les cellules exposées et inhibent la formation du biofilm.

Des bactéries responsables d'infections urinaires, de pneumonie et de gastroentérite (Proteus mirabilis, Pseudomonas aeruginosa et Escherichia coli) ont été étudiées.

Les résultats montrent un effet de potentialisation des cPAC contre les bactéries pathogènes E. coli, Proteus mirabilis et P. aeruginosa pour un large éventail de classes d'antibiotiques, aussi bien in vitro qu'in vivo (insectes).

Les chercheurs ont découvert que les cPAC agissent en inhibant deux mécanismes d'antibiorésistance, la perméabilité sélective de la membrane et les pompes à efflux multidrogues. Selon eux, l'incapacité des cPAC à potentialiser des antibiotiques contre les mutants défectifs pour la pompe à efflux démontre qu'une perturbation de l'efflux est essentielle à ce processus.

Si des tests supplémentaires chez l'animal confirment ces résultats, les cPAC pourraient être utilisées pour potentialiser les antibiotiques et ainsi améliorer les résultats des traitements et contribuer à atténuer la menace croissante que présente la résistance aux antimicrobiens, d'après les auteurs de l'étude.

« Ces résultats sont extrêmement encourageants », a déclaré le professeur Éric Déziel, coauteur de l'étude. « Il existe une grande variété de types de proanthocyanidines, dont l'action collective pourrait expliquer l'obtention de ces résultats. Nous devrons poursuivre nos recherches pour déterminer quels types sont les plus actifs en synergie avec les antibiotiques. »

L'étude est publiée dans la revue Advanced Science.